Ses Fonctions. Liv. II. ^
totih approuver lors qu on luy avoìt voulu parler pour les Ducs de Guise, detfM<mtmorancy,de Lorrame, ctdutres. Que le %oy ne fe souvenait pointde'tareponfi, qu't lavait faite k son Nonce, lors qttil voulut ouvrir labouche,pour luy parler de t affaire du Comte de Boisons. Innocent X. le prit d’unton bien plus haut, tors que la France donna fa protection aux Barberins,& qtie te Roy fitfatre instancepourleurrestabrisTemeht.. LePape disoit,que t "estait une affaire Domestique, fui avoìt esté mise entre ler mains de lafustice ordinaire, (f qu il ester oit, que le Ros ne s'en mesleroit point f commeluy ne voudrait pat ferries ler des affaires de son Royaume, Ilsne fe renditenímqu’aux efforts redoublés des Ministres de France, que les instancescontinuelles de la République de Venise & du Granduc de Toscane se-condoient puissamment, plustostqu’a la raison & à la Justice, qui estoientdu epsté du Pape. Les Barberins estoient ses sujets > qui ne pouvoient»fans crime, avoir recours à une puissance estrangere, dont ils n’avoient au-cune dépendance; ny réclamer sa protection. Le Pape témoigna bienqu’il necedoitqu’a la violence,que les Ministres de la France luy fáifoient»quand il dità ceux de Venise & du Granduc de Toscane, qu’il n’admet-troit fawais leur médiationny leurs offices, Lc que toutcequ'ilpouvoitfai-re , c estait de souffrir tinter cession de la France , pour Famáur de laquelle.itvouloit bien faire grâce aux 'Barberins ; mais non entrer en capitulation aveceux. Tellement que voyant qu'aprés leur retourl'AmbassadeurdeFfan-peonrjelaiflòitpasdeparlerpourleursinterests, il dit à M. de Gremon-yille: quece n'estait pasaux efirangers À (emesler de fes affaires Domestir-ques, cf luj paria en des termes st forts, que F Ambassadeur voulut fe leversjeretirer, fort peu satisfait du Pape.
La Reine Christine de Suède, qui sé connoiísoít en sujets extraordi-naires, qui lesádnúroit, & qui avoir une estime tresparticuliere pour lePrince de Conde\ & pour ses vertus & actions héroïques, ayant,appris, quependant les troubles de Paris on favoit enfermé dans leChasteau de Vin-cennes, avec le PiinccdeConty&leDucdeLongueville, eíleen fut tourcbécjSí témoigna qu’elleseroit bien aisédintercederpour fa liberté, &detravailler à Raccommo der avec fe Premier Ministre, si la Reine Regentel'avoit agréable. Mais Chanut ,Ambassadeur de France, qui avoìt beau-coup de pouvoir, sitr i’esprit dc la Reine,.luy sit perdre cette pensée ,, Sç lesrévolutions fréquentés qui arrivèrent en France, luy en ostepent soccasipn.Mais ensin le Prince, qui après avoir esté mis eji liberté, seítant,retiré enfa Maison de S.Maur, & de là horsdu Royaume, eí|e pria le 8ieur Piques,Résident de France, de tascher de sçayoir, si la Reine Regente trouveroit
G z bon.