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Seconde partie.
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Sës Fonctions. Li r. II. 57

ques qne militaires, il s' en st le Chef, non obstant les ordres exprès du Pa-pe, quiluyavoit défendu desortir des termesdc fa profession. II s’estóitfait donner iadisposition de toutes les finances, de tous les cffices & detoutes les cíiarges, & il en lísoic avec tant d’empire,que de son autorité’ ilfit mettre en prisonlc Baron deMousquery, beauffere duMarqds d’Or-mont, avec huirauíteS Seigneurs Catholiques, qui avoient consenfy à lapaix,& ce ne fut que par miracle,que le Viceroy,en se sauvant de ses makis,luy esta le moyen dedennefrl’Irlandeà quiilauroit voulu. Mais le mau-vais succès du Siégé de Dublin, qu’il avoitconfèillé, fa conduite inégale2c irreguliere, l’aveifion que l’on avoir pour le gouvernement d‘un prestre,dt principalement la liberté 8 c la justification des Seigneurs, qu il avoir faitattester, luy firent perdre son autorité, & ruinèrent son crcdit dans le Par-lement, aussi bien que íeséîperances, que Ponavoit à Rome de la réunionde c c Royaume là. Tellement que le Nonce estantdevenu l’aversion 8 c temépris des gens, on luy fit mille in fuites & affronts, jusquésà casser les vi-tres dela Maison oàilestoitlogé. Ce Mtniflre ne sertou pas feulement deta S p ber e de sesordrer, mais auffì des fendions de son Ambassade, quihelfeypermettoitfoiHtde Je faire chef départs, & de se faite Président du Conseild' Efiat dans un pais tu il estait eftrdnget, & ou son Mcsifttt n'avolt tienàcommander.

C'estcequel’Ambassadeur doit evitéf, comme le plus dangereuxefcueil, qu’il puisle rencontrer en toute la route de sanegotiâtion. t! nfcluy est pas permis de fe mcsler dans les partis qui se forment à la Cour,nyd’entrer dans les factions,qui partagent sestátoníhiegotie. Il ne doitpoint avoir de communication avec leparty qui fe déclaré contre le Sou-verain, on contrefem Premier Ministre. Efrlan 1185. le Pape Sixte V,aptesavoirrevoquéjaques Ragaxzani, Eres quedeBergame, son NoltcëeitFrance, Iny fit succéder Pabto Muerto de Frangipant, Archevesque déNazareth, qui y avoir esté Nonce auparavant. Le Roy Henry ÍÍI. qrtírieftoir point satisfait de la nomination de ce Prélat, tant parc c qu'il estoitNapolitain & sojetdu Roy d’Espagne, que parte qu’cn fa premicre No pcianire il ne favoit pas fort obligé, ordonna au Cardinal d'Estc, 8 c atiMarquis de Pisani, son Ambassadeur, de prier le Pape dc luy envoyer unMinistre qui luy fust moins suspect; ne pouvant souffrir ccîuycr, á cáuse deson hnmeur violente. Le Pape leur d t, qu’onne lepouvoitpas cmpcscher«te fe servir de tel Ministre qu'il luyplaifbit, êcnclaissirpas de le faire part fii,en protestant, quefile Roy ne l’admettoit point, il ne donneroit plus au-draoceà Ton Ambassadeur. Henry eroyoit qtie le Nonce estoit fort af-fectionné auparty de )a Ligue; jc'est pourquoy fur l’advis qu'il etlt qu-ilII. Part. H estoit