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estoit party de Rome, il envoya tin exprps a «devant de luy, pour le prier d<rs’arrcstcraulieií» où le-courrier le rencontreroit, & de n’en point pattirfans ordre. Le Nonce, quiestof arrivé àLion, en fat fort surpris ; maisconsidérant, que d’urv coîts il avoir à faire à un Marthe qui vouloir estreobéi, & de l’autrc ìtm Prince qui eftoitla facilité & ['inconstance mesme»donnaadvisà Rome de ce qui luy estoit arrivé. & eferivit au Roy, qu’ilfçavoitl’ordre qu’il avoir, & qu’it ne laistcroit pas de poursuivre son voya-gé: comme ii fit- Dés que le Pape eust appris la rencontre, que son Non-cçavoitoué, envoya dire au Marquis de Pifani, qu’i! eust à sortir de sesEstats dans trois'jours, Ec Marquis fit réponse à celuy qui luy porta cemessage, que íesEstatsdu Pape n’estoient pas fi grands, qu i! n’cn pust biensortir dans vingt quatre heures, & il en sortit en effet. Le Pape revint deson emportement, & fit negotier le retour du Marquis par Horace Ruc-cellay. En France on accommoda auííi l’astaire du Nonce, dont ia con-duite fut si honneste & si modérée, que le Roy eut sujet d’cn estre satisfait.Áprés le décès de Henry III. le mesfne Pape envoya enFrance le CardinalCafetan, enqualitéde Légat; mais cé Ministre du prétendu Pere commun,su lieu de vbir les Cardinaux de Vendôme & de Lenoncourt, qui bienqu’ils se fufïèntdeelarés pour Henry IV.lcur légitime Souverain, ne lais- ,sojènt pasde travailler à lâ conservation de la Religion Catholique R. nevoulutc0nferer;nyavotrcommunication qu’avec lés Prélats & le S Seig-neurs de la, Ligue, & ne prenait Conseil que des Ministres d’Espagne, quientretetM>ientleshabicantsdeParis&dela.pliispart des villes du Royau-me dans la rébellion. Le Roy se rencontrant un jour à la campagne,comme see’estoit par haznrd, avec Marc Antoine Mocenigo, E vesque deCenede, sepíaignitbien fort à luy de la partialité du Légat, avec lequelFEvesque estoit venuen France, & luy dit, que bien que le Légat n’eustpoint de lettresde creance pour luy, il n’y avoit point d’apparence que lePape luy eust ordonné d’agir comme il faisoít. Que ce tu pouvoit estre lin -tetttkn du Pape, que fan Ministre, en entrant dans le Royaume, se declarasttnnemyduRoy, & se foignist aune troupe de séditieux,'pour fomenter la ré-bellion att lieu de s esteindre : de sorte que bien loin de faire office de Média-teur , (s etetoufferle feu de la guerre civile, il y versoit de /’ huile. Ce Mini-stre ne sortoit pas feulement aes termes de son eroploy & de fa fonction;mais puis qu’il n’avoit poin t de lettres de creance pour le Roy, il n’avoitpointde caractère non plus, qui le pust fair e considérer comme MinistrePublic: & quand il en auroît eu, en se déclarant ouvertement contre leSouverain, il ne pouvoit pas jouir de la protection duDrou dessjens de la•partd’uaPrince, qu’il tìercconnoiffoit pas luy meímè.
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