Band 
Seconde partie.
JPEG-Download
 

6 x L’Ambassadeur et

affaires domestiques du Roy d’Angleterre. Le Ministre prudent n'a garded*y toucher, Sc prendra tousjours plaisir à imiter ce íàgeAmbasiàdetirEspagnol, qui estant employé dans une des premieres Cours de l’Europtf,refusa de complaire à la Reine, qui vouloir, qu il parlastau Roy d'nue affai-re domestique Sc tresdelicate. H dit qu’il n’avoit point ordre pour cela:mais quand il en auroitun bien précis, il feroit difficulté de Texecuter, LrepresenteroitauRoy, sonmaistre, qu'onluy pourroit faire une réponsequiluy fermeroitlabouche, & qtrifeioit repentir fa Majesté deíuy avoirdonné désordres si contraires à ses intcrests.

En Tan 1571. le Duc de Novtfolc,quiavoitfaítdes intrigues pourlaliberté de la Reine d’Escosie, laquelle il pretendoit épouser, & qui avoirfait prendre les armes à quelques Seigneurs dans les Provinces septentrio-nales d’Angleterre, fut arresté & exécuté. En luy faisant son procès il futvérifié, que la Adetteferielou,Pímba&ideur de France, avoitfait tenir de l’ar-gent aux gens du Duc, &qu’il y avoit une tresétroite intelligence entreeux. La Reine Elisabeth, au lieu d’entémoigncr du ressenti me nt.se con-tenta d'cn faire faire des plaintes,attisi bien que de la chaleur, avec laquelleTAmbaílìdeurpoursuivoit la liberté de la Reine d’Eícostè. Walfmgamiqui eut ordredèsairecesplaintes, aprés en avoir parlé à la Reine Catherinnc,yajousta> qu’il nepouvoit pas s’empefcher de dire à fa Majesté, qu’ilestoit certain, que la Motte avoit eu des intrigues aveele Duc de Nortfofcy<pji estoit un tresdangereux sujet, & qu’il parloir avec tant de zele pour laliberté de la Reine d’Escofse, ennemie jurée de ia Reine,sa Maistrefle,qu’ilfalloit croire,qu’iln’agissoic pointsansordre exprès de saCouf,daníuneaflfairedecettc importance.: dont on pouvoit juger, que la France sevoulut meslerdes affaires domestique* d Angleterre. La Reine excusa lesintentions Scie procédé de la A dit, que s’il avoit fait quelque

chose quipust déplaire à la Reine Elisabeth , que c’estoit contre Tordrecju'ilavoitduRoysonMaistre,&quelabonncvolomé,qu’il avoit en sonparticulier pour la Reine d'Eseoslc, ne feroit point préjudiciable au servi-ce de la Reine d'Anglct erre.

On peut ajoustericc que viens de direl’exemplc d'Alfonfe Royde Ca-stille, Scde Pierre IV. Roy d’Arago», dontii est parlé dans les mémoires,Pierre avoit résolu de punir sevcrcment la rebcllion'dcshabitants de Va-lences mais Al/onse le fit prier par Qomes Fernande^. de Soria, de différerlexecution de fa résolution, jusques á ce qtt'il luy cust envoyé TlnfantDon Ferdinand, & le Comte Enrique son fils, qui dévoient intercéderpour les rebelles. Pierre rçponditi Gomes Femandez., qu*il estoit bienestoqnç, que leRoyde Castille luy destinoit une Ambassade fur ce sujet;

veu