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Royaume, pour remettre l’un & l’autre au Prince son kir, aprés sa Majori-té. Que l’interest du Roy dp France ne pouvoir pas permettre,que la Cou-ronne de Portugal fust rcunie à celle de Castilíe, &qu’il fei oit, fansdoute,un dernier effort pour l’empeseher; mais qu’il falloit aussi que le Roy dePortugal s’aidast, & qu’il ne s’abandonnast point. Qu’il n’avoir pointíautre moyen de se conserver» qu’en agissant de son cofté avec vigueur,pendant que la France lesecouroit d’hommes & d’argent,& pendant quel-le saisoit une puissante diversion, tant du costé de laCatalogne, qu’cn Ita-lie & en Flandres. La révolté de la ville de Palerme & le soulèvement deNaples firent revenir le Roy de Portugal, & non les raisons d t Lanter, quien cette rencontre ne se produisit pas luy mesme ,pour se mesler d’me affai-re domestique du Roy de Portugal: mais il ne fit que dire son ad vis sur laproposition,, que le Roy luy avoit sait faire.
Section V.
L'Amèaffadenr doit exe enter ses Ordres : £ffcomment -
L 'Ambassadeur ne se peut dispenser d’ëxecuter punctueltcmentilcsor-dres de son Prince, lors qu’ils font expiés & réitérés, s’íl n’est asseuréquílferoitplusde mal, & qu'ilse rendroit plus criminel en les exécu-tant, qu’en disserant d’y obéir. Ce Romain, qui voyant les csehelîes dreí-íecs, &)esennemisenestat’defùrprendrela)villë, n’eut point d’egard à laloy, qui luy defendoit fur peine de la vie, d’approcker du rempart, ne lais.Ía pas d’accourir au péril-, de repousser sennemy & de renverser leurscsehelles. Le Magistrat, au lieu de 1 c punir selon la rigueur de la loy,louafonzcle, approuva son action, Sc récompense le service, que ce bon ci-toyen venoít de rendre à sa patrie. Walfîngam, en escrivant du 2. Avril1571. au Lord Borleigh, sesert de cct exemple, & dit, que considérant,qu’il 1tte'pouvoitexecuter les ordres de la Reine, sens manquer auzele &àla fi-délité qu’il luy devojt, il a voit bien voulu s’en éloigner, & s exposer auha~x.urddten reee'voir quelque reproche. Le Cardinal d’Oíset, en parlant desordres, que le Roy Henry IV. luy envoyoir, ne craint point de dire plusíunefois, qucceíbnt des ordres qu’ 1 ne peuf executsr, que fa Majestéaestea explique plus expressément fur les rexaeijítcancçî, qullfera, ou
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