Ses Fonctions. ; Liv. II. -jx
sentiments de ceux qui n’estoicnt pas bien intentionnés. Ce Ministre» qu*ne sçavoitpasledeslèindu Viccroy, & qui seflittoít vainement de l’espe-rance de pouvoir porteries esprits à un accommodement, se laissa persua-der de demeurer encote quelques jours à Rome.au delà du terme que sonMailìre luy avoit donné. Le Due, qui ne sòngeoit pas feulement às’ac-commoder avec le Pape, ne voyant point revenir son homme au bout desquatre jours, fit une invasion dans l’Estat de l’Eglise. Le Pape fit attesterle Marquis, comme le Ministre de celuy qui luy faisoit la guerre, sans là luyavoir déclarée, dans un temps où il le faisoit amuser d’une negotiation. LeMinistre, qui n’executoit point feaordres, en demeurant» Rome au delàdu terme qui luy avoit esté prescrit, & qui pou voir par là déconcerter tousles desseins de son Maistre,estoit devenu criminel, &justifioit aussi le pro-cédé du Pape, qui n’estoic pas obligé de lc considérer comme Ministrepublic, aprés les hostilités que son Maistre faisoit, &aprés le déclaration,q ie luy mesme avoit faite, que sa commission n’estoit que pour quatrejours.
Le Roy Henry IV; avoit réduit le Duc de Sar oye à de sigrandes ex-trémités, que fans la considération du Pape il l’auroit contraint non detrartter avec luy, mais de recevoir la loy du Vainqueur. Dans cet Estât1« Duc envoya auprès du Roy, François d'Anonnas, Comte de Toufaine*& RenédeLucinge, Seigneur des Aiymes , son Premier Maistre d’Hostef,avec pouvoir dc faire un efchange pour le Marquisat de Salussts,& mesinesil leur envoya ordre designer le projet que l’on avoit fait pour cela: mai»troisjours âpres U seravifa*& le révoqua. Le Cardinal Aldobrandtn,quiyestoiteomme Médiateur de la part du Pape, considérant què le Procédédu Duc seroit capable de rallumer la guerre entre les deux Couronnes,s’enrebutta tellement, qu’il déclara aux Ambassadeurs de Savoye, qp'il ne semcsleroit plus de Passoire, jusques à eequíls luy eussent promis par esorit,qu’ils signeroient tout ce qu’il regleroit avec les Commissaires duRoy*Les Ambassadeurs n’curent pas sitostpassé cette promesse, qu’ils retcuténtde nouvelles défenses do ne rien signer, & de fair, aprés que le Légat eastachevé d'ajuster tout Je traitré, ils refusèrent de te signer. Le Légat eneutun dernier déplaisir, & employa toures sortes dé promesles, de mena-ces & de commandements, pour les obligera signer, bien qu’inutilemclnt:mais il *’avisa enfin dé leur promettre par eserir, qu’il seroit agréer & rati-fier parle Due tout ce qir’ílísigneròient : qu’ií letìr seroit conserver leurscharges Sc leufs dignités t qu'il lesgarántiroit de toutes.ks persécution»qu’ils pouvoient apprehestdër, & dé déclarer, quë ce qu’ils en ávoient fait,tstoitcomme parforce^ Lr en-suite dé i’órdré', chi'str avóicstt dedcfereràt 1 ! Fau»