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Fautoritédu Cardinal. Les Ambassadeurs signèrent enfinsotraittéímais »ils eurent bientost sujet eje s’en repentir; parce que le DucleS désavoua,âc'fut tellement indigné de la désobéissance de fes Ministres, qu Ânonnâteutdelapeineàsercsoudreà se preíènter devant luy, & des Âljmts y Hui'estoit devenu íujetduRoyde France, àcausedcs terres qu’ii âvoiten Bu- !gqy, nevoulutplusretournerenSa,voye.
Le traittéqui avoitçsté fait à Vienne enl’an i6oa. pour l’assairedesUfcoques, &celuyquisefitquelquelannéesapiésà Astpour Iesinterestsdu Moncferrat r n"ayant pas este exécutés, la France craignant qu'elle nefust obligée de faire passer fes armes en Italie, pours’oppoíer à la puissmteprédominante de l’Espagnerfit consentir la Cour de Madrid à un traitté,quifut achevé à paris en í'an rSn/!. LaRepublique de Venilèy estoit fortintéressée. & elletrouvòitsa satisfaction au traitté; mais Ottavio Bon 8cPincent Guffoni, fes Ambassadeurs, a voient ordre de ne rien signer, fans iarestitution effective de ce qui avoir esté dèpredé fur leurs sujets dans leGolfe. Le Roy de France leur promit de faire de si pressants offices au- -prés du Roy d’Efpagne, son beaupere, qu’il ne falloir point douter de la' restitution; mais cette asteurancc ne fut pas capable de les faire pasier pardessus les ordres qu’ils a voient. Toutefois les mesmes Ambassadeurs,considerantdepuis, que si le Duc dc Savoye, quitrouvoit son compte aù 'traitté, l’accfptoitjlaRepublique demeurerait feule exposée au resiènti-inentdel’Archiduc&du Roy d’Efpagne,iis résolurent designer. One» Jfut forfasse?; Venise; par-ce qu’elle sortoit d affaires avec tous les avanta-ges imaginables : §c ne&ntmoins le Sénat, en délibérant fur les circonstan* ?ces dçlínegotiation, jugeant, que l’on n’y voyoit point les marques de 1 'l’obéïssmce, que les Ambassadeurs doivent aux ordres de la République, ’leur fit ordonner de sq venir rendre prisonniers, pour répondre de leur’ 'désobéissance. Uenvoya mesmes le Chevalier Simon Contarini, commeAmbassadeur Extraordinaire au Roy, pour luy dire la raison, qui l’obli-geoit àproceder ainsi contre Bon($ Gujfoni: maisleRoyordonnaìCon- ■tarin! de demeurer à Lion, jusques à ce que le Sénat eust donné son ressen- 'timeiitàl’intercesson, que ià Majesté faisoit pour les Ambassadeurs; dontles intentions n'avoient pas feulement innocentes, mais auffi utiles. LeSenatíê contenta de révoquer les Ambassadeurs, & de ratifier le traitté, 1dela maniere qu’il sexa dit cy. aprési - L’Ambassadeur ne peut trouver fa "feureté qu'enl’execution punctuellede fes ordres. II n’y a point de ga- “rantic, qui le puisse mettre à couvert de la juste indignation du Prince, que *fa désobéissance luy a attirée.
• Cortifnedelun caste l’Àmbassadeur, qui a de* ordres expiés Scpre- 1 '■. ; cis,