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Seconde partie.
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74 L’Ambassadeur et

honneurs, en France, parce qu’il vouloir faire couronner ion fils Rovd’Efcofle. Les Ambassadeurs ayant reparty, quilsn'avoientpoint dordretouchant cette affaire: ceux du Conseil répliquèrent, que ce que Ic Roy de-fîroit présentement d eux estoir, qn’ils donnassent leur parole, que lorsqn’on en delibereroit au Conseil ou au Parlement d’Escosse, ils appuye-roient l’inrentiondu Roy de leurs sussrages, & que pour cet effet ils signas-sent un escrit qu’on leur presemeroit. Les Ambassadeurs répondirent,qH'ilsavoìent leurs ordres, & cjíttls nelespouvotent exceder : qu ils feroientvolontiersxe que les François, leurs ahciens&fidelles amis & alliés, desi-reroient d'eux; mais qu’.ls esperoient aussiqu’on ne leurdemanderoit rien,qui pustfinre préjudice à leur honneur ou à leur conscience,

Le Ministre, qui entreprend une affaire, pour la quelle il n’a pointd’ordre, est responsable du succès;au lieu que cehiy, qui ne faítqu’exccu-rer les ordres qu'on luy donne, quelque injustes ou irraisonnabìcs qu’ilssoyent, en charge son Maistre. Je ne sçais comment GabrieldAramontse pût justifier auprès duRoy Henry II. de la commission qu’M prit en bany.zyi.du Grand Maistre de Malthe. Ç*érá/retournoit à Constantinople,où il avoitdesja esté en qualité d’Ambasiàdeur, & ayant cn son voyage rc-laschéau port de Malthe, le Grand Maistre le pria d’allcr trouv er SinanBacha & Dragut, quiassicgoientla ville de Tripoli, & de les obliger à le-ver le 8iege. II y avoir alliance entre Henry &Soliman: mais j’avoue,queje ne puis comprendre, comment dAramont pouvoir s'imaginer, qu’a soninstance ces deux Généraux levassent le Siégé d’une importante place,fansnécessité, & fans I’ordre de leur Prince, fur le dire d’un Ambassadeur, quifi’avoit point de pouvoir, du Roy, son Maistre, ny des lettres de creancepour eux. Aussiy receutil un affront, & en fit recevoir un au Roy, parceque Sinan continua se Siégé, & obligea d.' Aramont à demeurer comme pri-sonnier au Camp, jusques aprés la redu ction de la ville.

II y a pourtant des occasions, oùrAmbassadeur doit hazarderquel-que chose; parce qu’il est impossible, que le Prince prevoye tous les acci-dents &touteslasrencontres,en sortequ’i! puislèinstruire son Ambassa-deur de tout ce qui peut survenir. Aussi ne luy donne on pas tousjoursle loisir d’attendre les ordres de son Prince, maison l’obligeàprendrepar-ty: &c’esten ces rencontres que le Ministre fait voir ce qu’il vaut; & cequ’il sçaitfaire. En l’an 1645. les Estais des Provinces Unies mirent endélibéra tion,s’ils ne's’intercesseroieîlt point en la guerre duNort, &s*il nechangeroíent pas leur médiation en rupture. Destrades, qui en ce tempsJàfâisoitàla.Haye là fonctiond’Ambassadeur, bien qu’íl iven eust point•le caractère, reprefentaíáux Estats, que ses traittés qu ils-avHieVhavec la

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