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Seconde partie.
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Ses Fonctions. Livre II.

France,lesobligeoicntà employer toutesleurs forces contre les Espag-nols, &qu’ils affoibliroient extrêmement celles qu'ils avoient cn Flan-dres, s’ils en envoyoient une partie cn des quartiers si éloignés des frontiè-res de Franc e,&leurfi fsi bien comprendre le préjudice, qu’ils faifoient àla cause commune , qu'il leur fit perdre la pensée, qu’ils avoient defe dé-clarer. La Cour de France en tiroit un tresgrand avantage,& neantmoinselle témoigna de n’estre pas fort satisfaite de quelqes expressions, doncjl avoir esté contraint de fe servir, quin’cstoicnt pas fort obligeantespourune Couronne alliée de la France. Mais outre que Dcstradesy avoiragy de concert avec le Prince d’Orange, le Conseil de France mesmeavoua, que non seulement il avoir rendu un signalé service au Royj maisaussi qu’on n’y pouvoir pas proceder avec plus d'a dr este & de prudence. IIn’avoit peint d’ordre; mais s’iln’eust parlé, les Estais fe seroient déclarés,& la Suède auroit esté obligée de retirer ses forces d’AIlcmagne, où ellen’auroit pû seconder les armes & les intentions dc la France.

L'Ambassadeur doit principalement prendre garde de ne fe pointengager, fans or A c exprès, cn dc.s negotiations, dont les fuites peuventestre importantes & les succès incertains, & considérer, que les effets dufaux zele & de l'imprudcnec font fouvgnt aussi dangereux que ceux del’infidelité. L'Empereur Ferdinand II. dit a DonBalthafar de Zuniga»Ambassadeur d’Efpagne, &lc fit dire au Roy d’Eípagne mesme, par IcPere Hyacinte,quc I’Electeur Palatin ne pouvoit estre resta b ly, que la Re-ligion Catholique n’én foufftistcxrremement,& que la M. ison d’Austri-chen’en reccustun dernier préjudice. C’cstce que le Comte deBiistol,Ambassadeur d’Angleterre à Madrid, nepouvoit pas ignorer. Il sçavoitaussi que Ferdinand avoir effectivement dispose du HautPalatinat, &dela dignité Electorale mesme : qu’il n’en pouvoit dépouiller l’ElecteurdeBavière, qu’en le remboursant de plusieurs millions d’cícus, qu’il luy avoirprestes depuis le commencement des troubles dc Bohême, & que lesEspagnols me fines n’avoient pas grand’ envie de sortir du Bas P.rlatinat,qu’ils possedoient. 11 sçavoit encore, que le mariage du Prince de Galles&del’Infante d’Espagne nç se feroit point sans cette restitution, & si del’autre costé on n’accordoit aux Catholiques R. d’Angleterre l’exercicede leur Religion. Ces difficultés estoient invincibles, mais ellesn’empcfchctent point Ic Comte de mettre l’assaire du mariage ennegotiation, & d’eícouter les propositions , que le Duc de Fermeluy fit fur ce sujet, comme une choie qu’il croyoit pouvoir faireréussir,& dont il fit une affaire sous Philippe IV. avec le Comte d’Ólivares.

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