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Ses Fonctions- Lïv. II. jp
fait ajousterà cet ordre bizarre une instruction, touchant la maniéré, enlaquelle il devoit parier del’affairede Naples auPape, Lccomment ilendevoituseravecleGran-DucdcToscane, avec les Ducs de Parme & deModéne, & avec la République de Venise, dit, qu'il nefe doit point pres-scrdesaireun traittéaves le peuple de Naples, que les affaires ny fussentmieux establies quelles n'estoient. Toutefois comme on s'en remettoit àluy touchant le voyage, onle faisoit ausil à t égard de F avancement ou du re~culemtnt du traitté : tancparce qu’estant presque furie lieu, il en pouvoirmieux jugerque l’on ne faisoit à Paris, que parce que le Roy ne laisseroitpas de fairepour les Napolitains, fans convention, tout ce qu’on pour-rai t stipuler de fa Majesté par un traitté formel. tSHaû fur tout qu ilfalloit faire en forte , que lanegotiation de Munster n en fust ny troublée nyreculée. Le Cardinal luy recommanda la mefme chose dans une lettre,qu’il luy efcrivit de fa main : en luj représentant pourtant , qu’U ne falloit patlaisser efchapper une occasion , dont la France pouvoit tirer de fi grandsavantages . II y avouoit , qu U y avoit quelque contradiction en ses ordres ;mais qu’il efperoit, que la prudence de l’Ambassadeur lapourroitbien dc-mpsler&ajuster. Cencfutpas la considération du Traitté de Munster,qui empefcha le Cardinal de s’engager dans l’affairc de Naples ; maisc’estoîtparce qu’il ne voyoit pas clair dans tous ces mouvements. Onavoitpris des mesures avec quelques Seigneurs Napolitains : mais elles fu-xentrompuesparle soulèvement du peuple, quis’emporta avec plus defureur contre la Noblesse que contre les Espagnols. Mais ce qui déplaisaitle plus au Premier Ministre, ce fut le voyage du Duc de Guise, qui faisoitapprehendercn France, ou qu’i! n’y gastast les affaires, ou qu’il ne lc ren-distleMaístreduRqyaume. Les ordres, où il y a de la contradiction,del’obscuritéoude í’ambiguité, embrassent l’Ambasladeur, si on ne luydonne pas le loisir de s’en éclaircir: mais lors que l’execution des mefmesordres dépend de i’Ambasiàdeur,& qu’il ne tient qu’a luy de prendrele par-ty le pltl§ leur.il ne luy est pas fort difficile d’eluderl’intention de ceux,quivoudroientle charger du succès d’une mefehante affaire.
Un des ordres’, dont l’execution est tresdifficile, est celuy qu’ondonne à l’Ambassadeur, de disposer d’une certaine somme de deniers,qu’on luy met entre les mains, afin qu’ill’employe ainsi qu’il le jugera àpropos, fans qu’on luy marque precisement les postes; parce qu’ilçly a point d’Oeconomie si fine, qui puisse satisfaire l’esprit d’un Prin-f.e tant soit peu ménagers défiant. Le Cardinal Maazarin, quia disposéde tant de millions pat son testament, & qui avoit si richement doté
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