8y IMmbassadeùr,'Èt
/es níçc-eSjdjroí t,qu’ 11 nc pouvoít sc resoudre à dépenser cent esctìs dé Par-! gentdu Roy, qu’ilne feeust qu'ils scroient bien employés. II avoir fait’donner àTAbbéBentivogliotroismille pistoles, qui dévoient estre em-ployées à Pacbat de chevaux pour les recreiies de Parmée d'ítalie, & dé-voient aussi servir à gagner quelques Ministres des Princes de ces quartierslà. L’Abbé devoir aussi prendre fur cette somme ks frais de son voyage, 8cavec cela le Cardinal luy recommanda de ne point faire de dépense inutile,í,e Roy Louis XI. estoit extrêmement défiant & ménager; mais il estaitprodigue, & il sc fioit de son argent au premier venu, quand il vouloirgagner quelque Ministre estranger.
Section VI.
De U Prudence de U Finejse .
J EvîensdedirecnlaSectk>nprecedente,querAmbassadeur,.sen. rece-vant íesordres de son Prince, doit consulter sa prudence devant'quede les exeenter. J’y ajouste en cellecy,qu’elle luy doit servir deNortentoure la suite de fa negotìation. .C est elle seule qui la peut faireréussir, & c’est elle qui est seule capable de former un parfait Ambassa-deur, Elletientla principauté entrelcs vertus politiques,qui peiit seulereparertoutee qui manque à [‘Ambassadeur; de forte qu’onpeut bien di-re avec le Poète î T^uílum jShtmen abefty ft fit prudent ta. Mais commeon a de la peine quelquefois à discerner la véritable vertu d’avec les appa-rences» on sc peut facilement tromper en cellccy,enprenant la finesse pourla prudence. L’une est une grande vertu & l'autre est un vice, qui tientbeaucoup de la lafeheté. La finesse n*est en effet qu’une prudence bastar-de, une fausse délicatesse, & un production d'un esprit bas & rampant, in-capable de.grandes affaires. Bonjani Gtanfigltaz.ZÌ , AmbassadeurduDucde Florence à Rome j estoit un tresprudent & un tresadroit Ministre, &porta lepremier coup contre la fortune de Carasses. Coíme, fon-Mai-stre.quín estoit pas moins adroitque luy, Lc qui avoir grand'envie de join-dre.lavilledeSien.eàçequ'il possèdoitdes^dsla Toscane, se servit heu-reuscment de la prudence de ce Ministre, pour faire.reussir son intention.Caftae avoit beaucoup contribué à faire sortir* la garnison Françoise d:jC^.ste villa jbii, par le moyen de ses troupes, dé* vivres, & des munitions, &