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Seconde partie.
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Ses Fmj'Ct*0‘ïïs. Li v. II. %

bienTeceunl pénétra ies intentions duPape, & remporta de son’entretienla‘fatisfact‘ion,qu , ilfedev©itpromettre de'fa prudence.

On apprehendoit encore en France, & non fans sujet, que le Pape»en donnant rabfoftition, ne voulust abolir celle que les Prélats de Franceavoienr donnée ati Roy à S. Denis. Dollar le craignoit aussi, & se défioitextrêmement des intentions de la Cour de Rome pour cet égard : c’estpourquay il marque au Roy plusieurs précautions, qu’on pourroit pren-dre contre les artifices de ces gens là. Jen marqueray deux feulement»qui font d’une prudence bien fine. L’uneest touchant les termes de l’actede l’abfolution, & l'autre touchant la procuration, que les Ministres dtíRoy dévoient apporter à Rome. Pour la premiers- !t Kr, que les Procu-reurs du Roy ..aprés avoir débatu tous les mots de l'abfolmion, la pour-roient emporter telle qu’on voudroit la leur donner, & qn’au bout dequelque temps leProcureur General pourroit fe pourvoir au Parlementcontre les clauses préjudiciables, quela Cour de Rome auroit fait coulerdans IaBulle: ou bienon pourroit y faire intervenir les Estais du Royau-me, pour les faire oster. Dollar y ajouste, que cet expédient n est pas se-lon son humeur j mais qu’en des affaires de cette nature on est quelquefoisobligé d’employer des moyens pires que celuy là. De mefme, il dit ài’égard de la procuration, quele Roy pourroit faire demander l’absolutïonpore 6í simpîe»en forte que l'on n’en pourroit pointtirer de préjudice con.tre la premiere absolution: & afin que la CourdeRome.neprist pointtfavantage de ces termes généraux, le Roy pourroit expliquer son inten-tion parun acte fecrer, qu’il paflêroít devant que de faire partir fe» Am-bassadeurs, Mais damant que cette maniéré d’agir n’est pas fort naturel--le à Dòffat, il dit» que ce n’est pas fans quelque honte » qu’il parîedecetacte, parce qu’il fçaitq.ue Ja magnanimité & la generofitédttRoyn’y con-sentiront pas fans peine; mais quand on a á faire à des,gens, qui ne sai-dentqued’iartisices, on est contraint deíefervird’àutres artifices, quí dé-struisentles leurs. Comme on fe peut servir d’armes offensives, & quel’on peutmefmesimpunementtuer, endemeuranrdans lestermes d’unedefenfe légitimé &neceíïàire:ainsi peut on, en cas denecessité remployerdes moyens, qui ne feroientnypermis nyfegitímes fansceía.

C’est un tour de ia plus fine prudence, que de faire accroire qu’onnegFige les choses qu’on désiré le plus: qu’bn les tient comme indìstere»-tes, & mefme qu’on en a quelque aversion. S’il rrí’est permis d’employcricycette comparaison familière des rameurs, qui tournent le dos au lieuvu ils prétendent aborder, j'estime qu’elle peutestre fort bien appliquéem cet endroit. Le Cardinal Mazzarins’&doit merveilíeuséinent bien de

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