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Seconde partie.
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84 L’Amb a ssa dœU'R k et

Les deuxexemplcs suivants ont esté prisde lanegotiationd'un’Mi-nistre, dont la probité, & Thabilité estoient hors de reproche. Son em-ploy public fous Henry IV. commença par l’ordre qu*on luy donna depenetrerlessentîmentsdu Pape, tant touchantPabsoîutîon, q ire le Royavoit résolu de faire demander, que touchant !cs conditions, fous lesquel-les on voudroit la luy donner. Les lettres qu‘on luy eserivitsitrcefu jet,passerent par les mains du Gran-Duc de Toscane» qui luy recommandaJe secret, comme une chose dont décendoit le succès de Taffaire. Le Ta-pe & le Cardinal Aldobrandinkiy en dirent autant; de sortequ’ii ne parlaà personne desdêpeschesqu’il avoit recetîes. Mais le Cardinal de Gon-dy ayant escrit à deux personnes de qualité, & fort affectionnées à la Fran-ce, quonavoit donné ces ordres a Dossat, & mefme que les lettres par-iaient des conditionsdeTabfolution, donnl n’avoit entretenu ny lc Papeny le Cardinal Patron, parce qti’onneluy avoitpasdonnéordreptHir ce-larDosiàt se vit en des perplexités d’autant plus grandes,que ces deux Mes-sieursenvouloientparIeràTun& àl’autre. UnMinistre moins habile &moins prudent n’enseroit point sorty. Il avoit gardé le íecret fort reli-gieusement, jusques à faire-violenceà fes propres sentiments, en persi-stant ànier qu*il eustreceu les lettres, dont le Cardinal de Gondy fáifoitmention dans les siennes. Maiseequi Hnquietoitleplus ce fut la crain-te, qu ii avoit, que le Pape & son Ministre r/en prissent sujet de douter defà sincérité; parcequ’cn apprenant d'aillcurslcsehoses, qu’îlne leur avoitpoint dites,ilslepouvoientcroire on double, en leur déguisant les véri-tables sentiments du Roy,ou assés lasche,pour n'avoir pas osé exécuter lesordres qu’on luy avoit donnés. Pour faire voir qú'íl n'estoit ny Turr nyTautre, & qu’avec fa sincérité Lc avec son courage, il avortasses d’adreíïe& de prudence, pour sortir d’un si mauvais passage, il alla trou ver le Car-dinal Aldobrandin, &Iuy dit : qu’estantobligéde garder le secret au Roy,sonMaistre, au Pape Lc à luy, Premier Ministre de sa Sainteté, à qui ilravoitpromis > iIsetrouvoitrcduitalaneceffitéd*alîer au delà desGom-mandemenrsdu Roy, & de luy communiquer les particularité* de sesdé-pefches; asm dé se justifier du soupçon qu’on pourroitavoír de fa sincéri-té. Que fans cela il ne s*em.ineiperoit pas de parler, fans ordre, des choses»que Ton ne luy avoiteserites, que pour fçavoir ses sentiments particuliers,& dont il n'auroitpu entretenir fa Sainteté, fans manquer, en quelquefaçon, aureípcct qu*illuy deve it. Apres cela il s’estendit tout du long furles doutes,que l’on avoit àla Cou r de France, que celle de Rome ne vou-lust faire entrer au fait de Tabfolution des conditions, que le Roy ny leRoyaume ne pourroient,pas accepter. Le diseours dc Doílàt fut fort