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Seconde partie.
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Ses Fonctions. Liy. II. 89

Duc de Bavière n’y consëntiroicnt jamais: que cependant, par le moyende ces offres spécieuses, ils acqueroient l’affection des Princes d’Allemagineati Roy, leur Màistrc, &en lerendant garant de l’cxecution du traittàils le faisoient aibitrc des affaires de l’Empire. Toutefois comme lesSuédois s’y trouvoient fort intereflés; parce que cette proposition les ren-voyoitau delà de ia Mer Baltique, les Ministres de France jugèrent bien,qu’iLs neladevoient point faire sans la participation de leurs alliés, &meí-mes fans l’advis de leur Cour. Mais le Cardinal, qui avoir ses veues par-ticulières, & qui estoit pour 1c moins aussi délié qu’eux, leur representa,qu’on nepouvoit faire ces offres, fans offenser le Duc de Bavière» & fans ierdétacher entierement des interests du Roy; parce qu’elles le depoiiilloientde la dignité Electorale, du Haut Palatinat, & des tous les avantages qu'iíavoir acquis depuis le commencement de la guerre. Que les offres fe-raient suspectes, & íèmbleroient ridicules, mesmes à ceux qui auroientde la peine à croire, quelaFrancefustd’humcurà restituer Brifach, & tou-tes les places d’Allemagnc, & qui sçavoient qu’on offroit à la Suede la Po-meranic,avec quelques villes maritimes Lc une bonne somme d’argent.'Qusilcroyoit bien, que l’Empereur n’accepteroit point ce party: mais :qu’il croyoit aussi, que le Conseil de Vienne se roi t assés artificieux, pour 'faire courir le bruit qu’il ?acccptoit ; afin de jeteer ies François dans la né-cessité de s’ en dédire, ou de faire une démarche honteuse, qui décrieroicleur intention & toute leur conduite. II y ajousta plusieurs autres rai-sons, qni décotiv! oient la.vanité de cet artifice, qui bien loin depftsuader -le Monde de rinclination, que la France diíoit avoir à la paix, auroirfait ’croire tout le contraire. Doffat, en entrant dans la negotiation des af-fairesde France, & ne pouvant demande, audiance a u Pape, que les Eípag-nolsn en prissent ombrage, U fit demander, comme s’ílavoit à parler anPape de la parc de la Reine Dotiariere de France, qui savoit chargé de la 'sollicitation déshonneurs, quelle voulait faire rendre à !amémoire duRoydefunct. Sc trouvant aux pieds dnPapc,iliuy dit, qu’il $-estoit fer- 'vy de cepretexte, afin de pouvoir par cc moyens’appi ocher de fa Sainteté, ;fans que les Espagnols s’en allarmastènt, mais qu’il avoit ordre du Roy dc 'luy parler de sés interests. Toutefois afin de ne palier point po-ur fourbe 'dans i’efprit du Pape & du Roy mefmc, il dit, qu’il avoir en effet receu dé-plus quatre jours commandement de la Reine de faire dé nouvelles in-stances*, dc forte que qequ’il avoir fait dire a fa Sainteté estoit véritable:comme il le seroit aussi, quand au sortir de l’audrance'ildirok, qu’i! !úy ’avoir parlé des affaires de la Reine, il y a aujourdhuy peu de Ministres,qui listent cc scrupule.

/ 1 . Paru M II y

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