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Seconde partie.
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Ses Fonctions. Li v. II. joj:

défier dc luy , Sc à prendre des mesures, qui le pûísent mettre à couvert deI’orage, qui allok fondre sur fa teste. Tavernarepmìt, qu’on ne pou-voir pas douter de la sincérité de ce qu il disoit de la part de son Maistre}puis qu'on ne pouvoit pas douter, qu’il n’avoit pas moins de sujet d'appre-hendcr le succès des armes de France, ny moins d’interest de s’y opposerque tous les 3Utres Princes d’Italie : & prcsla fort Pierre de conserver debons sentiments pour leur patrie commune, qui fans cela alloit inévita-blement tomber dans une servitude cstrangere* L'Ambassadeur de Fran-ce ne manqua pas d’en donner aussitoft advis auRoy, son Maistre; maisl’àdvisfit un effet tout contraire qu’il n’auroit fait dans un esprit plus rai-sonnable & moins préoccupé que celuy de Charles. Fouis voyant sestrahisons découvertes, s’en justifia, en redoublant ses instances pour lepastage- aussi bien que ses offres de secours d’hsmmes & d’argent. Le.Conseil de France fut aisés malheureux pour negligercet important ad-vrs, &pour entrer dansles sentiments d’un traistre, qui fut le premier à scdéclarer contre le Roy, Lc à prendre les armes, pour l'empefcher de sortird’Iralie.

Hitróme Moron, Chancelier de François Sforce, dernier Duc deMilan, avohla réputation d’un des plus habilles Ministres d’Estat desoatemps; LeDuc son Maistre estoiten des inquiétudes & en des défiancescontinuelles de l’Empereur Charles V. qui avoifgrand envie de se ren-dre Maistre du Duché, comme du poste le plus commode, pourlacom-munication & pour la jonction mesme dcsesEstats d’Italie & d'Espagneà ceuxd’Allemagne, & afin de luy donner de {'occupation ailleurs, lePape, la République de Venise Le luy, firent tramer avec Don AlfonfeDavalos, Marquis de Pefcaire, pourl obliger à se rendre Maistre duRoy-aumedeNaples. Ce Seigneur avoit la confidence de l’Empereur. Lesgens de guerre le reveroient, & il avoit bien autant d’ambition que decourage Sc de conduite; de forte qu’on croyoit, que l offre qu’on luyfaìsoit d’une Couronne, ne luy seroit pas désagréable. II y a de l’ap-parence quelle nele sorpas d’abord, puis qu’il entra bien avant en nego-tiation : mais soir qu’il trouvast de {'impossibilité dans l’execution, ouqu’il jugeast Faction mesme peu honneste, il résolut de découvrir toutel’intriguc a l’Empereur, d’une manierequil n’en pourroit point douter. Ufit cacher Antoine de Leiva, dans un lieu, où fans estre veu, il en pou-vo t apprendre toutes les particularités de la bouche de Moron, qui estoitceluy qui manioit toute cette affaire, Elleeoustala vie àt sMorm* &1$Duché à François Sforze.

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