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Seconde partie.
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Ses Fonctions. Liv. II. ni

Abbé de Bellosane, depuis Evesque d’Auxerre, & Grand Aumônierde Fi ance,fut envoyé au Concile de Trente en l’an 155i.Ses lettress’adref-íòient non au Concile, mais à l’slsièmblée, Convtntus, de Trente: dont lesPores furent si scandalisés, qu’ds mirent en délibération s’ils receuroientles lettres, & s'ils donneroient audiance à l’Ambassadeur. Amiot ayant„ enfin obtenu l’uri & l'rmtre, il dit dans Paudiancc: Que c’estoit une cho-„ (ecstrange devoir le Pape, qui se donnoit la qualité de Pere commun,„ prendre celle de partie. Que le Roy, son Maistre, avoit esperé, qu’aprés„ la mort de Paul III. Jules, son Successeur, auroit travaillé à la conserva-„ t ion de la liberté de Italie, en protégeant la Maison Farnese, & en la main-tenant dans Parme; mais que le Pape avoit joint ses Conseils & íes ar-„ mes à ceux des ennemis de l’une & de l’autrc-, & que non content de„ce!a, il avoit fait attaquer Mirandole par Jean Battisse de Monte, qui y,, avoitcommis des cruautés iooíiies, mesine chez les Barbares. Qu’au„ lieu de sc servir du glaive de la parole de Dieu » dans un temps, où l’eiv„nemy commun menaçoit la Chrestienté, dont le repos estoit d’ailleurs„ troublé par de tresdangereuse? divisions, ilattaquoit avec des armes cf-,,fectives les vassaux de i’Eglise, & le RoyTres-Chrestíen mesine. Que„ ce procédé estoit indigne de celuy quiseho»noroit de la qualité de Ser-,, vi teur des Serviteurs de Dieu, & de Vicaire en terre de Cet agneau pacifi-,, que. Que le Roy estoit fort estonné de voir, que le Papeconvoquoic,,un Concile, dans un temps où ibjpignoit ses armes à celles de l’Empe-,*reur pour le combattre : & ce afiti que les Prélats de France, qui ne s’y„ pourraient point rendre à cause de la guerre, ne fissent point informer„ contre le Chef aussi bien que contre les Membres, & afin qu’iis n’aidase„ sent point à reâifier ce qu'il y a de corrompu, tantaux meurs qu’en la do-„ctrine. Qii’iin’avoitpointd’òrdrcdese plaindre de la guerre qu’onfai-„soit au Roy» tant parce que ce n’estoit pas là où cette matière se devoir,,traîtres, queparce quesaMajestéavoit dequoy se faire faire raison, Sc„dequoy faire peur à ceux qui le menaçoient. Mais que fa Majesté ne», pouvoit souffrir, qu’on couvristl’ambition du voile de la pieté, & qu’on,,fist servir la Religion à l’avidité, avec laquelle on ravisfbit le bien d’au-,, truy, A qu'il ne pouvoir voir l’horrible confusion dé toutes les choses,,,,tant sacrées que profanes. Que le Roy,, comme fils áinéde l'Eglise,» deelaroit à cause de cela, qu’il ne pouvoit permettre, que les Evesques dc„ son Royaume allassent au Concile de Trente, pendant qu’on luy faiíoir,, la guetre injustement, ny tenir cette assemblée pour un Concile Oecu-„menique& legitimement convoqué ;mais pour une assemblée particulie--, ne, auxdecrets dc la quelle ny luy ny fan Royaume ne défer croient pointr.