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Seconde partie.
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u8 L’Ambassadeur et

nylunnjrl’autrejtant parce qu'ils estoient persuadés de lajusticedcs rr-prochcsdcContarini,quepatcc queccluyci nefaifoit qu'expíimer les pen-sées d u Fronce, qui s’en estoit expliquée» plusieurs rencontres. II n’yapoint d’apparence que ce fust par affection, que Contarini eust pour l'Espa-gne, qui le fist parler de cette manière. On ne peut pas dire non plus, quece Ministre, qui avoit acquis une si grande réputation dans-le s Ambassa-des, qu il a voit faites la pluspart des Coeurs de l’Europe, péchastpar impru-dence. Le zele qu’il avoit pouria conservation de sa patrie, qui se trouvoitengagée'en sa fascheusc guerre de Candie, luy arracha ces expressions, ScJ'obligea à décharger son coeur contre ceux, qui en différant de faire lapaix, empefchoientles autres Princes Chrestiens de secourir h Republi-quecontre lesinfidclles. Servien avoit raison de dire, que le Conseil deFrance demandoit la paix avec passion, St il enpouvoitbieti dire autant duCardinal: maiscen’cstoitpas le diffèrent qu’il avoit avec Contarini, LaFrance vouloir la paix à fa mode : mais elle n’estoit pas d’accord avecl’Espage.ny mesmes avec les Médiateurs, de la Justice & de l’cquitédesconditions.

La liberté de parler s’estendaussi aux plaintes des Ambassadeurs, &àleurs sollicitations, qui ne doivent estreny injustes ny importunes, mai*tousjours légitimés & nécessaires. Antoine Pantin,Baron de la Garde,avoitesté élevé de la main deM. deLangeay, Gouverneur de Piedmont, un despremiers hommes de son siécle,& Pantin avoit si bien profité en cette esco-le, que le Marquis du Guast, qui n'en jugeoit pointe» escolier, & qui estoitun grand connoisseur d'esprits, disoie de luy, que c'estoit le plus habilleFrançois, qu’il eust jamais fréquenté. Le R.oy François I. l’employoitau-près de Soliman, Empereur des Turcs, & il avoit desjancgotié à Constan-tinople, lor$ qu'il y fut renvoyé, pour seconder les instances del’Eve-squed’Acs,qui y estoit Ambassadeur ordinaire, c’est pourquoy il devoir con-roistre larde cette Courlá, & l’humeurdes Ministres. En arrivant à Con-stantinople il trouva, que non seulement on n'y fassoit point d’armementde mer, ma-s mesmesqu’iln’y avoit point de disposition à divertir les forcesdel'Empereur Charles V. pendant que le R.oy l’attacqueroitcn Espagne Scen Flandres; de forte que cesdeux Ministres, dont l’undevoit porter la ré-solution du Divan en France, en témoignèrent leur déplaisir si publique-mcnt,quele Premier Vizir,croyant devoir justifier le procédé de sonPrince„les fit venir au Conseil,& leur parla en ces termes: Nous nous assemblons,, tous les jours en ce lien, destiné par le Gfcmd Seigneur aux délibérations,, defes plus importantes affaires, & Nous, ses esclaves, nous n'y appor-„ tons point nos passions,afin que nous y puissions parler avec d'au tant plusv,, de liberté, mais jc ne voudrois pas, que cette liberté, fìdelle compagne de

„la ve-