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Seconde partie.
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Ses Fonctions. Livre II. n-

„ la vérité, vous offensait, ou qu’elle vous fuit incommode. Car depuis que '„leR.oy, vostre Maistre, a fait alliance avec la Maison Ottomanne, nous,, n’âvons pas manqué de luy rendre tous les bons offices, qu’il pouvoitde-„sirerdenous; parccquele Grand Seigneur vous aime, & voudroit con-„ tribuer tout ce qui dépend de fa puissance pour establir la vostre, auxdé-,, pens de vos ennemis > Mais il y a si peu de raison & d’equité en vos deman-,, des, que nous pouvous dire, qu elles ne font ny justes ny bonnettes, 2c„ ceux qui ne vous aiment pas tant que nous vous aimons,pourroient dire*

„ quelles font impertinentes & effrontées , puisque 'uotts violez vous mefmes,

„ avec tant d’tnfolence, les loix de t amitié. Les alliés font subsister l'alliance,

„ en partageant le péril & la dépense entre eux, mais elles se démissent bien-,»tost, si onneglige de les entretenir pas des offices réciproques. C’estj, vous, Messieurs les François, qui tousjours négligents & endormis en„ nos dangers,&tousjours pressants & éveillés dans les vostres, & n’aver„ jamais fortifié n ostré amitié de secours effectifs, mais feulement de paro-„ les & d’Ambassadcs inutiles.Dites nous, je vous prie, quelle preuve nous„avezvous donnée de vostre amitié, qui pust faire la moindre diversion à,, nos ennemis communs, pendant que Chartes avoit attiré toutes les for-,, ces de l’Occident en Auítiiche& en Hongrie, pendant le Siégé de Cor-,, tone& de Patras, l’attaquc & la prise de Tunis ? Nous voulons bien vous„ pardonner cette faute, mais nous ne pouvons souffrir, que vous n’ajsez,, pointeompaty à nostredouleur, & qu’au lieu de ressentir les outrages,, qu’on nous faisoir, vous avez bien voulu en faire complimenter Fauteur.„ Nostre General s’estoit avancé jusques à Aulone, à dessein de passer en„ Italie pour vostre service; mais nous n’avons point trouvé en la Fouille,. les amis & les intelligences,dont vous estiez tant vantes, & mefmes vous„ demeurasses cependant immobiles dans ces autres quartiersde l’Italie, où,, vous deviez faire une si puissance diversion. Tellement qnc ne servant dé„ rien à nous, & estant inutilesàvous mefmes, vous avez tousjours perdu«, les occasions de bien fairc;quoy qu’en ce temps là nous n'eussions pas be-„ foin de vos Conseils ny de vos secours, & n’en avons pas eu besoin de-„puis. LaR.epubliquedeVeniscaíentyles effets de nostre! puissance, 8c a„ eu des preuves de nostre fidélité, & nos armes nous ont fait raison, pen-„ dant que vous faisiez des trêves avec nostre ennemy commun, & que vous„ secondiez imprudemment les desseins qu'il formoit courre nous. Cest„sens vostre secours» que nous avons repoussé les efforts de nos enc„nemisr que Barberousse a dissipé leurs armes navales, qu’il a dé-„ trust les pirates Espagnols, & qu’il a fait de nouvelles conquestes,» aptes la réduction de nos villes. Nous voulons donc bien que

»vous