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Seconde partie.
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u.6 L’Ambassadéur êt

desonbeaupere. Ayala, aprésavoir esté employé auprès duRoyd’Angfe-terre, passa depuis en Espagne avec Philippe, qui luy dit un jour, que jus-ques icy il ne luy avoir voulu rien témoigner de ce qu'il avoir negotiéenAnglererrc Sc en Flandres à son préjudice ; mais que présentement qu'ilestait en Espagne, il de voie considérer, qu'il estoit sujet de la Reine sa fem-me & le sien, Zcque sur cela il devoit prendre ses mesures. Don Pedro luyrépondit, que par tout où il avoit este',ils’estoit acquis da devoir d’un bon Ca-stillan : qu'il continuer oit d agir en la mesme maniéré, & qu'il croyois, qu il n'enarrtvertu pat plue de mal, quilen estoit arrive' jusqu’alors. Que st son Alttfi-fijugent , que le séjour qu’il fer oit dans fit Cour fust préjudiciable à saper -sonne, ou à jet Royaumes, ilenadvertiroit le Roy fion Maistre, & parttroit.L’Archiduc,qui prenoit la qualité de Roy de Castille, & quil’estoit en effetde la part de fa femme, agréant cette liberté, reparut,qu’il aimait mieux quece fust luy qui y demeurast, qu’un autre; mais qu’estant son sujet, il devoitprendre garde de ne rien faire contre son service. J’ay parlé del’obl gationque le Ministre, qui est employé par un Prince effranger, a à son Prince na-turel, en la mesme Section II. du premier livre.

Un Ministre de Venise fera la fin de cette Section. Morostni, estantAmbassadeurde la part de la République à Constantinople, eu t de la peineà justifier le désordre, qui estoit arrivé en l’an ijáj. dans l'Isle deCorfu,ouplusieurs Turcs avoient esté tués asses mal à propos. Le Grand Seigneurle ressentit tellement, qu’il jura que non seulement la République, mais aus-si toutélaChrestientéauroit sujet de s'en repentir. Morostni, qui sçavoitque faction ne se pou voit excuser, taschoitd’eludcrl’effct des menaces desTurcs; mais voyant qu’ils en vouloient avoir satisfaction, il leurdir, qu'ilsn’enpouvoient point prétendre d’autre, si non qu’on leurmist le PodestàdeCorsa entre les mains. Il promit qu’on Je feroit: Sc en mesme temps ilcscrivit au Sénat, qu’on se défist du Podestà, asm de ne point donner cetavantageaux Turcs. Le Sénat fit embarquer lq Podestà, afin qu’il vinstrendre compte de ses actions; mais on le fit jettcrdanslamer, &on fit ac-croire,qu’il s’y estoitprccipité luy mesme,pour éviter le supplice, que lesTurcs luy auroient fait souffrir. La Porte s’en contenta, Sc par ce moyenla République fut déchargée d’une grande réparation publique. ' Morostniy acquitune si haute réputation, LcleSenaten fut fi satisfait, que fur la dé-claration qu’il fit a son retour, qu’il ne se maricroit point, on luy donnaf Eveíché de Verone, & Sixte V. qui connoisiòit Sc estimoit les hommes ex-traordinaires, le fit Cardinal.

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