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Seconde partie.
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l;6 L’Ambassadeur. et

qù’ils Ics eussent méritées: mais qu’on les en devojt dispenser pendant la ne-gotiation. Les Provinces Unies firent un traitté particulier, & les Fran-çois,qui ne firent le leur que de plus d’onze ans aprés, ne se souvinrent plusdes bons offices, qu’ilsavoient receus de ces Ministres. Au contraire ilsont permis, que i’un ait esté deshonnoré aprés sa mort, par un des leursmeilleurs historiens, qui ne craint point de dire, qu’ilreveloitaux Plénipo-tentiaires de France les plus intimes sentiments de ses Collègues. Ils s’cníèroient bien passes, comme Servien de son costén’apas acquis une gran-de réputation de prudence, en accusant Paau deHeemstede &Knuit, deuxdes Plénipotentiaires des Provinces Unies, d’avoir esté corrompus parsar-gentd’EÌpagne. C’estoieut deux Ministres, qui estoient en effet ce quotaappelle à Florence Miser o-, mais comme il n’y a rien défi facile que de se ju-stifier d’un crime qui n‘a point de témoins, ils s'en purgèrent par serment Scse firent honneur de l’accusation de leur plus grand ennemy.

Au plus fort de la mesine negotiation de Munster, Noirmout Agentdes Ministres d’Espagne, &couratier du commerce secret, qu’tls avoientavec ceux des Provinces Unies, dit à Knuit , qui manioit les interests duPrincecf Orange, que l’intentionduRoy d’Espagneestoit de foire présentau Prince des villes de Venlo & de Ruermonde, & que si son Alteslelcde-siroit,on y ajourteroit encore la ville de Gueldre,& qu’on en feroit venir laratification d’Espagne’dés que le Prince s’en feroit expliqué. Servien,craignant que ces offres ne fissenVimpreffion dans l’esprit d’un Prince, dontJe juge’ment se trouvoit extrêmement affoibly parl’aage& par les maladiescontinuelles,dépefehasonnéveuà la Couren toute diligence, afin qu’onluy envoyast ordre d’offrirau Prince la ville de Bruges,s’il la prenoit pen-dant la mesme campagne, pour Iiìy demeurer en toute Souveraineté, avecquelques villages voisins; à condition d’en prendre l’investiture du Roy, Scd’y laisser la Religion Catholique en l’estatou elle estoit: mais fur tout àcondition que les Estats ne se separeroient point des interests de la France.Destrades zvoii autrefois offert au Prince l’efchange de la ville d'Anversavec la Principauté d'Orange, & de luy céder quelques autres Droits.Súprétentions imaginaires; mais le Prince, au lieu d agrecr ces offres, lesavoient rcjettccs,Scelles produisirent un trcsmcschanteeffet. Servien'jajousta,qu’ilfalIpit gagner le Princesse d’Orangc, & en mesme temps luy ScsesCollègues tascheren,t de gagner quelques uns des Plénipotentiaires quiestoient à Munster; mais tout cela ne réussit point. Les Ministres des deuxCouronnes agi-ssoient en cela conformément aux interçsts de leurs Mai-strçç. & se sérvoient pour cet effet de| moyens, qui estoient fort légitimés àleur égard. D estrades eHíoi t au serment Sc au service des Estats, Sc nelaiffà

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