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Seconde partie.
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Ses Fonctions. Liv. II. 157

pas, comme Ministre Public, de faire des offres capables de corrompre tapremscre personne de l’Estat, s’il eust rencontré on su jet corruptible.' CesDépotés, que ies Archiducs eovoyerent à la Haye en fan i 6 òj. pour y fairedes propositions de paix, qui suc depuis convertie en une trêve de douzeans, employerentun Cordelier, qu’ilsavoient avec eux, pour corrompre lafidélité du Greffier des Estars Généraux, quiestoit un Ministre fort auto-rise en ce temps là j & luy firent offrir des présents fort considérables. 11 endonna connoiífance au Prince Maurice & ay Sieur d’Oldenbarnevelr, Pre-mier Ministre de la Province de Hollande, <$|fcluy conseillèrent de prendrele présent, & de le mettre en main tierce. O11 luy donna un fort beau dia-mantdela veleur de six mille cscus, une lettre de change de quinze mille, 8ïune promesse de trentecinq mille esc us, qu’il devoir toucher aprés Iacon-clusion de la paix. Les Estats furent fort scandalisés de ce procédé, & l’Ar-chiduc le désavoua: M. de Villeroy dit dans une de fes dépefehes, queFaction du Cordelier fut désavouée, parce qu’il en avoir usé en Moine,c’està dire,d’une maniéré fort grossière. II n’y avoit que trop de personnes dequalité&d’autorité enHollande,quin’approuvoient point la negotiatio*de frerejean Neyen, qui n’ayantpointde caractère de Ministre Public, nepouvoir pas s’emanciper, jusques à corrompreun des principaux Ministresde l’Estat, fans contrevenirà son passeport, qui faifoit toute fa feureté : &neantmoins au lieu de luy faire un affront, on fe contenta de donner quel-que confusion aiîX autres Députés, &au Cordelier autant de honte que lesMoines font capables de prendre. Quelque temps aprés le Cordelier fit unvoyage en Espagne, & à son retour il fit demander aux Estais un passeportpour luy &pourl’Audiencier Verrciken, qui devoir apportera la Haye laratification du Roy d’Efpagne en la forme que les Estacs l'a voient deman-dée. On mit en délibération, si on ne devoir pas refuser ie passeport à celuyqui avoitvoulu corrompre le Greffier; mais il fut résolu qu’on le luy en-voyeroit. II revint à la Haye, & continua de| faire le négociateur, nan ob-stant rintrigue qu’il avoit faire.

Edtiard.IP'. dont je viens de parler, íçavoit bien qae les PrincipauxSeigneurs de fa Cour tiroient pension de Lciíis XI. Commines en nommeune bonne partie, & raconte comment Hoiiard, Grand Chambelan d’An-gleterre, ne refusa point de recevoir la pension de France : qu’il mit lesbeaux cscus au Soleil dans fa Manche ; mais qu’il ne n voulut point donnéede quittance, afin’que l’on ne vist pas son nom dans les registres de laChambre des Comptés de Paris. Il ncs’ytrouvepointen efsct, mais on leyoicbicrtivrarquédans les Mémoires de Phil. de Commines, qui font bienplus publics, & mentent bien autantdefoyquélesregistrcs de la ChambreU. Part, S des