rjo L’Amsassadeur et
la Couïôù elle se negotic, on n’a point de peine à connoistre les personnesdonc des dépesches parlent.
Lors que les Ambassades sont composées de p'usicurs Ambasiàdeursíils font leplus souvent une dépefchecommune, & avec cela ils fontencoréchacun une lettre particulière: mais c'esì ce qui ne se fait pas tousjoiirs.Onnevoit pas une feule dépefche pauiculiere dans l’Ambaflade, que LtDuc d'Engoulefme>le Comte de Bethune & l'Abbé Desprcaux firent enAl-lemagneen l’ani6n. DuPerron & DossattíeÇkoicnt. que Procureurs lorSqu’ils negotioient l’absolutioa de Henry IV. aiipiés de Clément VIII. maiíilsnelailToient pas d’estre Ministres Publics, Lt bien qu’ils eussent une af-faire commune à manier, ils faisoienttous deux des dépesches particulières.Oxenfttrn&Salvius, Plénipotentiaires de Suedeà Osnabrug, escrivoientchacun à la Reine-<& au Sénat, outre leur lettre commune, tes Ministres,quiestoientdelapart de la France à Munster ^ fai soient faire une dépefchecommune! par le Secretaire de l’Ambassade, pour la Reine Regente & pourleSecretaire d’Estat, & avec cela ils escrivoient encore en particuler auCardinal Mazzarin. Norris & Walftngam avec Cobbam & Sommer sefcriventconjonctementà la Reine & aux Ministres d’Angleterre. Si lePrince envoyeur. Ambassadeur Extraordinaire dans une Cour,où il ades-ja un ordinaire, bien que celuyci soit compris dans la mefme commission,l’extraordinaire ne laisse pas de faire fes dépêches particulières, pour les af-faires qui luy sont particulièrement commises. Cela fe voit en la négo-ciation du Président Jeanniu , qui rend un compte particulier & exact detoutes les circonstances, bien que le Roy eust encore d’autrcxMinistres »la Haye,qui travailloient à la mefme affaire avec le Président. Tìajsompier~r c, Ambassadeur Extraordinaire de France, & du Far gis Ambassadeur or-dinaire à Madrid, negotioienteonjontement l’affairede laValteline. Ilsfaisoient quelquefois une dépefche commune; mais leplus souvent ils fai-soicntchacun une particulière.
11 y a des Ambassadeurs qui font deux fortes de dépesches: les unespour les affaires qu’ils ont à negoticr,& ou le Prince leur Maistre a inrerest,&lesautres.pourles nouvelles générales, dont ils font obligés de s’infor-mer & $ informer leur Maistre. Les uns en usent d’une maniéré, & les au-tres d’uneautre. II me semble qu’il y a quelque distinction à faire, & quel’Ambassadeurpeutbien etisser fes dépesches de quelques affaires impor-tantes,'-bien qu’ellcs n’ayent rien.de commun avec fa negotiation *, marspoHrlcs nouv.çllescommunes, f’aimerois mieux qu’il enfist une fucille àpart, Lt qu'il en entretmst le Ministre plustost que le Prince. M. de Foix«Dossat , Wialsiogam & plusieurs autres, mêlent les aflàires generales
t avec
d . \