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Seconde partie.
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jÇl L’Ambass A de un ET

Residerit,& leur approbation ferma la bouche à ses Controlleufs, 'Et dífait, puis que le sujet d’un allié peut bien trafiquer avec leíujet d’un autre al-Iié,pourveuqu'il ne luy fournisse point des armes & d’autres marchandise»de contrebande, jenevoy point, comment on puisse empescherle Ministrepublic d’un Prince allié d’entretenir correspondence avec l'ennemy duPrince, aup,rés duquel il résidé: surtout s’il ne luy subministre point de mar-chandises de contrebande; c’estàdire,s’il ne luy donne point d advis, quipuisse faire préjudice aux affaires du dernier. Mais si cela arrive, il en fautuser comme onfaitàl’égard de ceux qui font commerce de marchandisesde contrebande. On les confisque, mais on n’estend pas la confiscationjusques aux navires, ny mesures jusques aux autres marchandises qui setrouvent dans le mesme navire, & bien moins fur le Patron 6e fur les pro-priétaires du Navire. Le Prince, qui intercepte des lettres préjudiciablesà son service, ne s T cn peut prendre au Ministre Public qui les à escritcs t maisildoits’en plaindre au Prince qui employé le Ministre, 6c il faut qu’il s’enfasse raison par les voyes, que les Souverains ont accoustumé de suivre ende semblables rencontres. La Reine Christine mesme avoir bien recon-nu dansune autre occasion, que le Ministre Public peut entretenir corre-fpondencedans une Cour, qui n’estpas fort affectionnée à celle où il résidé.Enl’an 1651.elle résolut d’envoyer Herenclau à Vienne, pour y excuser leretardement de l’Ambassade, qui y devoir prendre {‘investiture des nouvel-les conquestes, que la Couronne de Suede avoir faites en Allemagne. Ae-rendaU) en parlant de son employ à Chanut, le pria de faire un complimentpour luy à Servien, 6c de luy dire, que s’il le pouvoit servir au lieu où il al-loit, il leferoitavec affection, à cause de l'estime particulière, qu’il avoitpour sa personne. Chanut, croyant que les offres de civilité alloient jus-quesà vouloir entretenir correspondence avec Servien, le voulut confir-mer dansses bons sentiments: mais Bereticlau l’en détrompa, 6c luy dit,qu'on ne devoit pas donner une si grande estendue à son intention, 6c il rres’engagea point en effet à cette correspondence, qu’aprés que la Reine le luycust ordonné, d ('instance de Chanut. Comme la principale applicationdel’Ambassadeur doit estre d’entretenir l’arnitié 8c la bonne intelligenceentre les deux Princes, il ne doit pas tous jours criminaliscr, ou rendre su-spectes les intentions, 8c mesines les paroles du Prince, avee qui ilnegotie.J’en ay marqué la raison ailleurs, quand j’ay dit, qu'iln’y a point de Prince,qui aime que son Ministre luy faffe des affaires. Outre qu’il y a de l’imprir-dence8cdelamaliceàdormer un mauvais sens aux expressions, qui fontbien plus naturelles, lors qu'on leur en donne un favorable. Le CardinalDolïàt avoit eu une audiance» où le Pape avoit témoigné un grand ressenti-ment