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UAmba-ssadeub. et
Iç dessein estoit d’entretenir «n certain nombre dc vaisseaux de guerred<i,ns les ports dc Dunquerque & dç Gottenbouig: mais qu’on avoir ré-pondu dc la parc de la Fiance, qn’il n’y avoit point d’apparçnce de faire unnouveau traittéque l’on n’cust rendu le repos au Royaume: & pour desvaisseauxqu’il n’y avoir pointdc'commodjté du tout à Dunquerque. LaReine ayant veu copie de çes lettres, luy rit dire» qu il eu st: à s’abstenir àcsemblables révérés, Cc Ministre y estoit fort sujet, & un autre plus sageque luy ne iesautoitpointcscnrcs;comme aussi unautreplus résolu queluynçlerpit pas demeuré sans répliqué. Mais c’estoit un homme si pitoyable,qu’il n’y avoit point défi petit clerc, qui ne fust pjus capable que luy de faireja fonction de Ministre Public.
Au commencement des derniers troubles dc France, dont on avoirsujet de craindre.d’aussifu-nestes suites,qu’on cn avoit r eu c n ceux d’Angle-\eue,Shtring Ambassadeur dc Suede, considérant que la guerre
civ.ilc.de ce Royaume là pourroit bien cmpeícKer I’execurion de la paix.d'AIleipagne, & incommoder la Suede, neseconrentapas depreílèreon-tânuellçment le Cardinal Mazzarin de s’accommoder avec le Parlement ;mais comme il estoit persuadé, qu’on n’en vouloir point au Roy ny à fa di-gnité» & que,le diffèrent n’estoit proprement qu’entre le Cardinal.&lesPrinces, qui faifoicntagirleParlement, il remplissbit tomes ses lettres dcraisons, qui justifipicntccuxcy, & qui condamnoient toutes les actions deceluy là. il accompagnoit aussi ses dépesches de tous les libelles, qu’on im-primoit & qu’on faisoit courir en ce temps là.contre la Reine Regente,contre le Cardinal, & indirectement contrç {‘autorité Royale mesme. Ons’çn plaignit, non à Rofenhan, mais à la Reine de Suede, qui fut obligée derévoquer son Ministre, bien quelle fust fort satisfaite dc fes services. Jeviens de dire, que h Reine Elisabeth fit une forte repritnende à S. Aldcgon-de, à cause de l’advis précipité qu’il avoit donné aux Estât; & au Princed’Orange,tjeJbn maria geavec le Ducd’Alançon. Mais cet advis la regar-dait, & luy estoit fort importantenfon particulier: & avec cela i’autorité deía.Reineçstoit si grande auprès dc$ Estais » quelle pouvoir bien dire uni»Ot drressèmimentà leur A V ni lire.
Cette précaution est d’autant plus nécessaire à ['Ambassadeur, nonseulement par ce que mille &mille rencontres peuvent faire égarer ou inter-cepter ses lettres» A que ['infidélité d'un Domestique les peut commttni-qtterîmatsaussiparcequ’ily a des lieux où on est obligé d’en faire des co-pies, 8r où il est presque impossible de ménager les plus grands secrets. If»'y a point de Ministre quiait negotiç quinze jour; à la fàay e, qui ne s^achecomment on sy gouverne. En Suede les lettres som lestes dans le Sénat,.
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