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Seconde partie.
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I60 L’AmBASSADE UR ET

deSuededans unedes villes d’Alletnagne, voisine des deux Royaumes* 9con demeuraenfittd’accorddecetíedeLubec. La France, laRépubliquedeVenife,les Estats des ProvincesUníes.TEicctcur de Brandebourg &lèDucde Courtaude dévoient estrcles Médiateurs. Les Polonois ne vou-ioient point que ia France y employast Je Ftcomte de Bregy, Ambassadeurcn Po logne, parcè qu il leur cstoit suspect : & Chanut eut de, la peine à secharger de cette médiation \ parce qu'il jugeoit, qu’il ne devoit pas estremoins ftrfprct à laPoìogne que l’autre; à canse du long séjour qu’il avoir faità la Coût de Suede, où il n’a voit pás feulement acquis l’cstime, mais aussi laconfidence dc la Reine. Toutefois la réputation de fa probité estoit si bienestablic,que les Polonois l’agréetent fans difficulté,mcsincs lorsqu'aprés laclosture infructueuse de ia première assemblée, on convoqua une secondepouiTaméfa. En l’an 165s. pendantla rupture entre les Couronnes dePologne&de Suede, l’Empereur envoya offrir fa médiation à cellecyparlcComte de Pottinguen, Vice-Chancelier de Boheme. Elles avoiemdesjacommencé à traitter fans Médiateur : les Suédois estoient persuadés, quel intentiondc l’Empereur estoit d’aigrir les choses plustost que dc les ac-commoder. Usfçavoientquelì la negotiation fc devoit faire par des Mé-diateurs, on ne fe pouvoitpalier deccuxqiiiyavoientdesja travaillé àLu-bec: que l’Empereur avoir tafché d’obligcr le Moscovite à déclarer la guer-re à la Suede, & mefmes que Lessmsky, que lc Roy dc Pologne avoit cti-voyéà Vienne, en avoit rcmportéquelque aslcurancc de secours. Le Çom-te arriva àTboinau mois de Decembrc;mais parce que le Roy estoit en desmouvements continuels,il ne kiy pût parler que lc 5. Avril de Tannée sui-vante, & il ne lc vit plus depuis ce temps là, & s'estant rendu avec Liíoladans 4 ’armée de Pologne » il renonça luy mefme à la qualité de «JWe-dtattur.

Quelques années aprés, fçavoir cn Tan 1 6jz. les deuxRoys de Fran-ce & d’Angleterre ayant déclaré la guerre aux Provinces Unies, la Suede, aulieu dcfecourii ccllcscy,commeelle y estoit oblgée en vertu des traittés,qui estoient entre elles, & particulièrement par c cluy dc la Triple Alliance,fe contenta d’offrir/<í médiation. Le Roy delaCrandeBrctagne l’acceptaaussitost&dcbonne grâce, dans le temps qu’il rejetta avec fierté celle deTElecteur de Brandebourg. Cc Prince, qui avoit offert sa médiation auRoy de France devant la rupture, s'avisa dc T offrir à celuy d Angleterre,âpres qu’il eust conclu son traitté avec les Provinces Unies, & lors qu’ilestoit desja en campagne avec une puiíîante armée pour leur secours.C’est pourquoy le Roy d’Angleterre receut avec indignation lc mémoire,que le Ministre de Brandebourg luy présents fur ce sujet, &h:y fit faire úíie

répon-