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Seconde partie.
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464 L’Ambassadeur. et

,sans la crainte qu’ils avoient, que ce procédé ne consirmastl'opiuis», quel’on avoir des ja, du peu d’inclinítion qu’ils avoient à la paix.

On peut dire avec vérité,que cenesont pas Ics Médiateurs, qui fontifaire les traittés, & que c’est la bonne disposition des parties qui les faiteondurre. Lapaixquiic sit à Munster,entre l'Espagne & les Provinces.Unies en l’an ló^.n’estoit pas l’ouvragedu Nonce, ny de l’Ambassadeur 4 cVenise, non plus que celle qui se fit quelques mois aprés entre l’Empire Sc-les deux Couronnes de France Sc de Suede. Les Médiateurs nereuisirentpoint à celle d’Efpagne, aprés y avoir inutilement travailléplusieurs années;de fortequ’i! fallut que les deux Roys en convinssent entre eux, par i’cntre-misededeuxMinistrcs subalternes, fansl’interventiondu Pape Sc de la Ré-publique, 8c mesines fans la médiation des Electeurs, qui l’avoient offerte.La Fiance voulst employer fa médiation à Constantinople, pour tafchçrde raccommoder la République de Venise avec la Porte, dans l’esperançede sauver laCandie.en tout ou cn partie;mais cellecy fit fa paix avec leGrandSeigneur, lois que personne ne s’en meda plus. C’estoient d’estrangesMédiateurs,qui en l’an iééo. firent faire la paix entre Charles Gustave Sc-Frideric ílI.Roys de Suede Sc de Dannemarc, Le on peut bien cn dire au-tant de ceuxqui.firent faireletraitté d’Aix la Chapelle cn l'an i66z. quoyque tous les-Mcdiateurs ne s’en foyent pas également bien trouvés.

LePapeInnocentX.voyantunjour.de sesfenestres deux garçons scbattre à cotipsde poing, ne voulut point qu’on les separast. Il dit, qu’ils sesspareroientbien d’/eux mefines quand ils seroiendas de se battre, & qu’ilen arriveroit autant aux deux Roys de Frdnce & d’Efpagne» qui cefíeroientdesefairelaguerre»lorsquedepait 8c d’autreilsn’enpoturoient plus, fans.qu’itfust nécessaire qu’on s’en mist fort en peine. Les Plénipotentiairesdes Provinces, qui avoient plus d’envie que ceux de France devancer 8c de,eondurre leur negotiation» ne voulurent point palier par les mains desMédiateurs, mais demeirerent le 5 May 1646. d’accord avec les Ministresd’Espagne, qu’ils s’en passeroient» qu’ils traitteroient directement entreeux, Scquelex consciences se tiendroient alternativement tantost chez lesPlénipotentiaires d’Espagne, & tantost chcz ceux de Hol’andc; que ceuxchez lesquels les conférences se tiendroient, feroientles honneurs de laMaison&e. Les Provinces Unies, voyant que les Médiateurs n’avançoientarien entre la France Sc l’Espagne, les jugeoient inutiles poureux. Mais lorsque la Mediationa esté une fois admire» on nc la peut plus rejetter, si onna dessein d’offenser le Médiateur. Le Cardinal Maz,z.ann, qui commeHe viens de dire, ne trouvoit pas son compteavec le Nonce Sc avec l’A mbassíadeur de Venise, derivit aux Plénipotentiaires de France, qu’il falloitne-t -! . / goticr