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Seconde partie.
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Se s Fonctions. Liv. II. 165

g,©tîerlâns eux: mais d Avauxdit, <jti anne pouvoit,sans scandale exclurre deta Médiation des tJMinistres, qui y travailloient depuis trois ans ; parcequecela fcroit crier le Monde, qui auroit sujet de croire, que l’intention delaFrance estoit de rompre la nego.iationdans un temps, où on se croyois à laveille de la conclusion de la paix. Et de fait les Plénipotentiaires eícrivi-rent au Cardinal, qu’tl n y avoit point d’apparence de faire cet affront auxt^dediateurs, qui au travers de leur procédé des obligeant n’avoient paslaide de rendre plusieurs bons offices á la France, qu’ils ne laiíscroientpas de s’en servir comme de personnes necessiires, bien que suspectes. Cen’avpit pas tousjours esté le sentiment de Servien, mais ces Collèguesestoietit plus modérés.

Les Plénipotentiaires qui estoient dela part des Provinces Unies àMunster, aprés avoir ajusté avec les Ministres d'Espagne les plus grandesdifficultés de leur traitté, témoignèrent une si grande palïìon pourl’ac-commodemcnt des différents, qui n’avoient pas encore pû estre réglés entreles deux Couronnes,que les Ministres de France leur permirent enfin, quoyqw’avec beaucoup de répugnance, de faire office, pour tascher de les fairerapprocher. Ils. firent plusieurs allées Avenues; mais outre qu’il n’y avoitpointde disposition de part ny d’autre, ces prétendus Médiateurs ne s’yprenoientpas comme ils dévoient. Neantmoi ns le Nonce, indigné de ccque les François A les Espagnols le negligeoient, pour se servir de J’entre-•niise de Ministres, qui n’avoient point de part à la Médiation, s’en plaignit,à ceux de France. Le Duc de Longuevilleluy répondit, qu’ils recevoientde tout le monde indifféremment les offices, qui pouvoient contribuer àra-justementdcleunsdifferentsi mais que lors quel’on viendroit aux prises,ikse serviroient de !a voye ordinaire, & qu’iis ne reccvroient la conclusionque par les mains des Médiateurs. Ce qui fait connoistre queles MinistresFlollandoisn’estoient point Médiateurs, encore qu’iísen fissent les fon-ctions; mesmes avec plus de succès que n’avoient fait .le Nonce & l’Am-bassadeur de Venise: tellement qu’il y avoit apparence, que dans fort peu dejoursilsauroientbienfaitdi'ichemin, siPigneranda, qui estoit asscuré dutraitté séparé, n’eust point eu une fi forte aversion pour celuy de France.Son opiniastreté&sonorgu-iLon.c coastéla meilleure partie des pais-baSauKoy d’Espagne.

J’ay parlé au commencement de cette Section de la Médiation, que laFrance fit offrir aux deux Couronnes duNortenl’an 1^45. Caffar Cogriétde la Taillerie, qui y de voit travailler, rencontra une tresgrande difficulté à.lientrée de la Médiation, en la jalousie, qu’on prendroit de fr premierc visi-te en Suede aussi bien qu’en Dannemarc. II estoit Ambassadeur en Hql-

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