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Seconde partie.
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i66 L’Ambassade un et

lande, & ne pouvoit aller en Suede, qu’en passant par le Royaume dè’Dan-nemarc,s r ii ne faifoit le voyage par mer; à quoy il ne pouvoit se resoudre}& mcsmes en s’embarqunntií falloit passer aux colles dejutlande, & peut-estre parle Sond. La Reine de Suede voulait nonobstant cela que l’Ambasofadeur Médiateur luy rendistla premiere visite. H trouva le moyen de sor-tir de cet embaras, en recherchant l’amitiédu General Torstenfon, Pléni-potentiaire de Suede, & commandant les armes de cette Couronne lienAllemagne. II luyretîdit une visite, en passant auprès de son quartier, &luy dit, que l’intention du Roy son Maistre estoit de faire travailler à fairecesser la guerre entre les deux Roys de Suede & de Dannemarc, afin dedonner d’autant plus de moyen àla première de secourir ses amis en Alle-magne: le priant d’accompagner de ses bons offices la lettre, qu’il envoyoitparungentilhommeàlaReine, pour la supplier detroiìver bon, qu’il pas-sastàCoppenhagiiedevantqued’allerà Stocolm. Le Prince Rodrigue deWirtemberg y estait allé quelque temps auparavant de la part de la ReineRegente de France; pour faire le mefme office; mais íà personne n’y estantpas fort agréable, il falloit que la Tuillerie y suppleast par son adresse. LoiiisXI. fit affront au Cardinal B essartons parce que voulant faire office de Mé-diateur entre luy & le Duc de Bourgogne, tlavoit rendu la premiere visiteati Duc.

L’Abbé deBrantholme, de la Maison de Bourdeilles, en parle dansses mémoires, en la vie de Charles VIII. en ces termes. Le Pape Eugcne,ayant une fois envoyé au Roy Loiiis XI. un grand, docte & suffisant per-sonnage, dupais de Grecc, & Arcfievesque de Nicée, nommé Befsarion,pour Légat, àmoyenner la paix entre luy & le Duc de Bourgogne Charles.Çe bon Docteur, n'estant si bon courtisan que Philosophe, & nesçachantdiscerner la grandev.r de l’un à l’autre, &du Seigncurau Vassal, il s’en va luypremicrement vers le Duc, duquel ayant eu fa dépefchç, s’en alla aprés fortnesciemmenttrouverle Roy, qui trouva fort estrange la façon de ce pauvrePhilosophe; d’avoir abordé premier le Vassal que le Seigneur; cuidant quecçfustpar quelque mépris. Nonobst ..ntill’piiitcn fa harangue philoso-phalc tellement quellement. En aprés, d’un visage moitié couroucé,moitié ridicule & de mépris, & luy ayant mis doucement la'main fur làbarbe revcrencialc, il luy dit: Monsieur le Reverend, Barbara Gracagemtsretinentcjuodbaberesolebant. Et fans luy faire réponse, le planta là toutébahy, quant&quantluy sitdire par quelque autre, qu’il eust à se retirer,& qu’il n’auroit autre réponse ny dépeíche. Brantholmc fait fur cetterencontre des réflexions dignes de luy, Sc en forme en fuite une question,sçavoir,si f Ambassadeur doit voir.premierementle plus grand ou le plufs

, " petit