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Seconde partie.
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186 L’Ambassadeur et

de Richelieu, le Conseil des parties & des Finances,où le Prince de Condé,Premier Prince du Sang, ne dédaignoit point de se trouver.

En Angleterre les conférences se tiennent dans une des Chambresdu Conseil, à Whitehal, ouJans'quclqtieautre Palais du Roy. Lors quele Marquis de Rofhy y fur en Ambassade Extraordinaire de la part de HenryIV. il eut plusieurs conférences chez luy avec les Commissaires du Roy,qui luy voulut bien faire cet honneur, à cause de la considence,doiit le Roy,son Maistre, Phonnoroit.

M. de Tìaffompterre en arrivant en l’anx 621. d Madrid , dans le tempsque le Roy Philippe III. tomba malade, ne put prendre son audiancc pu-blique, & ne làiK pas de traitter, en vertu de ses lettres de ereancc, qu'iiavoit envoyées au Roy. C’estpourquoy les Commissaires, qui à cause decela ne le pouvoient pas faire venir au Palais, ne laissoient pas de le voir chezluy, &d’y travailler. Mais le Comte de Benevente, qui estoit un des Com-missaires, refusa de s’y trouver, & vouloitquelesconsercncesíe tinssent anPalais. Aprés le décès du Roy, Bassompierre prit son audiance publique;bien qu’ii n’eust point de nouvelles lettres de creance: mais depuis ce tempslà toutes les conférences se tentaient au Couventde S. Hieróme, oubien auPalais.

Au commencement de fan 1646. les Plénipotentiaires de France,voulant negotieravec les Estats del’Empire directement, fans l’interven-tion desMinistresdei’Empereur, firent dire à ceux des Electeurs,des Prin-ces & des villes, que s’il$ vouloient envoyer leurs Députés au logis du Duede Longueville, on leur communiquèrent la répliqué, que les François fe-roientàla réponse de l’Empereur. Les Ministres Impériaux en ayant eulovent, en repreíenterent la conséquence aux Plénipotentiaires des Ele-cteurs, qui n’eurent pas beaucoup de peine à se persuader,, qu’ii y alloit deMaonneurde l’Empire, & dc cciuy de leurs Maistrcs. Tellement qu’iUfirent dire aux Plénipotentiaires de France, que lors que lEmpereur mesmeavoit quelque chose à proposer aux Estats del'Empire dans les diètes, il neles faisoit oas venir chez luy; mais il leur faisoit parler dans le lieu ordinairedeleurass mblée, passes Commissaires ou représentants. Qu’ilsestoientprests de complaire aux Plénipotentiaires d c France; mais quMs jugeoient,que fausse faire ton , i'sne pouvoient aller au logis du Duc de Longue-ville, á leur simple réquisition. Qii’ils ne doutoient point que 1 Am-bassadeur dc Venise ne fiít la mesme difficulté qu’eux,& ainsi, ft Mejs.lesPlénipotentiaires de France avaient quelque chose à leur communiquer >qu'ils pouvoient fe trouver au lieu & à lheure , que les Eflats de lEmpiremtAecouJtumé de s’aJsemêr/er.Quçn l’an ié$o, M,de Léon Bralard en avoit