Ses Fonctions. Liv. II. 187
use de cette façon dans la diète deRatisbone, &quelcs Ambassadeurs dePologne en l’an 1 6;6. & ceux d’Angleterre avoient fuivy la m cime cou-stume aumcsmelieuen i'an 1641. Surquoy il fut résolu, que Ics répliquésseroient miles entre les mains des Médiateurs, pour estre communiquéesJà,& ainsi qu’ilappartiendroit. CefurentlesEstats deJ'Empirecncorps,c’est à dire,les Députés des trois Ordres, des Electeurs, des Princes &des villes libres: mais lors que les Plénipotentiaires d’un Electeur ou d’unPrince, ou les Députés de quelque ville avoient à negotier avec les Ambasi-Fadeurs de France, ils ne faisoient point dedifficulté d’alier chcz eux. Aucontraired'Avaux estant ailé faire un voyage à Ofnabrug, pour conféreravec les Ministres de Suede, & avec les Députés des Princes Protestants,ceuxde Magdebourg, de SaxeWcimar, de Saxe Laííembourg, de Dade—•Dourlach Sc de quelques villesluy allerent parler chez luy; mais tous sépa-rément. J’estimequ’íl ne sera par bors de propos de parler icy d’unc ren-contre aisés remarquable. Lors que George Frédéric, Comte de Wal-dec, passa au service des Provinces Unies en i’an 1671. comme MarefchaldeCaiffp,iln’avoitpointdcconnoiíTancedutout de la constitution decetEstât, ou il pretendoit pouvoir restablir les affaires par une pol, tique qui luyestoit particulière. 11 ne distinguoit point entre les Estais Généraux & lesEstatsparticuliers des Provinces, & ne fçachant point quel estoit le pou-voir du Conseil d’Estat,ny quelle est l’autorité des Magistrats dans les vil-les, il s’en estoit figuré une ailes estrange idée. Dans ces penfees il entre-prenoic de régler tout, & décommander, non dans les sonnes, mais enchef de guerre, 5 c à baguette. Estant un joui arrivé’ à Amsterdam, où ilvouloir demander quelque chose pour un dessein, qui (e devoir exécuterdans ie voisinage, il envoya dire aux Bourguemaistrcs, qn’ils eussent à l'aiíertrouver à l’hostellcrie, où il estoit logé; mais on luy répondit, que ics Bour-guemaistres avoient accoustumé de s’affcmbler à l'hostel de ville. Le que si leComte avoitquclqucchoscà proposer,il pouvoits’y rendre, & qu’ils luydonneroient aurliance.
Pnrunacté paiticu'ier, qui fut signé le y May 1646. les Plénipoten-tiaires d'Efpagnc & des Provinces Unies convinrent, que les conférencesse tiendroient alternativement chez les uns 5 c les autres , 5 c que ceuxchcz qui Ics conférences , 1 e tiendroient, seroient les honneurs de laMaison.
Pour ce qui est de la forme dc negotier, elle est fort differente, 5 eon en convient ordinairement dans les premières conférences. Lorsqu’on commença à traitter à Munster & à Ofnabrug, les Plénipotentiairesde France.& de Suede demeurèrent d’accord, que départ & d’autre
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