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Seconde partie.
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Ses Fonctions. Livre II. i^z

II n y a presque plus de contestation pour la signature. En l'an 1642.deux Ambassadeurs Mofcovires, qui estoient à Coppenbague, presserentfort le Roy deDannemarcd’acheverle traitté, dont on avoir commencéà parler onze ans auparavant, touchant le renouvellement des alliances en-tre les deux Couronnes. Mais aprés qu’on est réglé tous les articles dutraitté, les Moscovites s’opiniastrercnt à vouloir faire nommer le Cz.aarlcpremier dans les deux instruments. Us fondoientleurpretcnsionfurl’ex-*emple* &difoient, que l’on en avoir usé ainsi du temps du Roy Frédéric,pere duRoyregnant. Les Commissaires Danois répondirent, quecefioitHne couflumegenerale, que chaque Prince Souverain fait preceder son nomdans ï instrument qu il fournit àl'autre, & que si cela ne s’estoit point ob-servé du temps du Roy défunt - , il falloir s’en prendre à l’ignorance du Se reretaire, qui avoitefcrit la minute du traitté, dont on ne pouvoir pas tirerconséquence. Et défait, cela s'obferve aujourdhuy entre les Souverains,qui font d’une dignité égale : de forte que cela ne reçoit point d’exceptionà l’égard des Testes Couronnées, Hui en usent tousjours entre eux danscette égalité : mais non à l’égard des Républiques, que les Roys conside<-rent comme leurs inférieurs, quelque honneur qu'ils leur fissent d’ailleurs.Les Provinces Unies fe font mises en possession de cette égalité avec le*Roys du Nort, Sc elles en font convenues avec les Electeurs.

Il y eut quelque contestation fur la signature du traitté,que d'Avaux ,Servitn & laTmllerie firent à la Haye en l’an 1644. Les Députés desEstais ne disputerons pas le rang aux Ministres de France, mais ils vou-Joient, qu’ils signassent tous trois fur une mesme columne, & non sur unemesmeligne. Ilsallcguoientqu’au traitté de Compiegne en l’an i6rq.. leMarefcbaIdeLesdiguieres,& le Marquis de la Vieuille avoient bien signéen la premicre ligne; mais que Billion, qui estoit le troisième Commissaire,avoir signé en la féconde: & que de la mesme maniéré Cbarnacé avoir signéen la deuxième ligne aprós les autres Commissaires en l'an & que lesMinistres des Provinces Unies avoient signé en la première.M ais d'Avaux,S'ervien S3 laTmllerie n’en voulurent pasfeulement otiir parler, A ils signè-rent tous fur une mesme ligne; mais d’un caractère fi menu, que le premierdes Députés y put signer encore. La prerension de ceuxcy n’cstoit pasbien fondée, & la difficulté des autres estoit inutile; parce que le traitté fefaisant de Souverain à Souverain, & tous les Ambastadeurs ne représentantensemble qu’un seul Prince ou Estât, soit qu'ils signassent tous fur unemesmeligne, ou en colomne, ceux du premier rang estoient tous dans unlieu plus bonnorable que ççux du second : par cette règle, que le dernier du■premier ordre precede le premier du second ordre. Aussi ne crois je pas

II. Part. B b que