194 L’Ambassadçur et
que les Ministres des Provinces Unies, quia voient signé les traittés de l’an1624. & de i’an 1^35. crussent avoir de I’avantage fur Buiion & Charnacé.Enl’aniéfe.il y eut tant de Commissaires de la part du Roy de France,qu’ils ne p'ouvoient tons signer sii. une mesme ligne, mais signèrent de part& d’autre en colomne: cependan; je nc pense pas que M. de Guent, quiestoit le premier de la seconde colomne,s'imaginastavoir esté placé en lieuplus honnorable que le Duc & Mareschalde Villeroy, qui estoit le deuxiè-me de la pi emiere.
Ce que je viens de marquer, s'éclaircira bien par l’exemple suivant.Au traitté, qui se fit a Breda la 31. Juillet 1667. entre la France & B Angleter-re separemment, les Médiateurs, George Fleming & Christoffre Deifiquede Dona, Ambassadeurs de Suede, signèrent en la place la plus honnora-ble, & en colomne. Destrades&Courtin, Ambassadeurs de France, si-gnèrent âpres eux etvla#nefme maniéré, & Hollis & Goventry, Ambassa-deurs d’Angleterre signèrent enlaplacequi estoit demeurée vuide, aulH enla mesme façon. Par ce moyen Fleming, Destrades& Hollissetrouvoientsur une mesme ligne, mais ny Destrades ny Hollis ne pretendoient pas avoirsigné en un lieu plus honnorable que le Comte de Dona, à qui ils cedoientcomme à l’un des Médiateurs, & Hollisnc pretendoit pas y preceder Cour-tin. La derniere place du premier rang est plus honnorable que la pre-mière du second, & la derniere du second plus honnorable que la premiersdu troisième. C'estpourquoy il semble, quela contestation, que lesArn-bassadeurs de France eurent à la Haye avec les Commissaires des Estatsestoit bien inutile. Charnacé, en signanten la deuxième ligne, au traittédel'an 1635. ne laissa pas designer dans un lieu plus honnorable, que eeluyqu’on avait laissé au premier des Ambassadeurs de Hollande en la première.II y avoir un peu de caprice de part st d'autre, & il semble, que les Ambas-sadeurs de France n’en firent un point d’honneur, que par ce que les Com-missures des Estats en voulurent faire une affaire.
LeGran-DucdeToscane, qui n’avoit pas envie d’entrcr en nego-tiation avec Dossat, Evesque de Rennes, s’en voyant enfin tellement pres-sé, qssil ne s’en pût plus dédire» fitarrester quelques articles, dont on de-meura d’accord de part & d’autre : mais après qu’on les eustreduits en for-me de traitté, le Gran-Duc ne le voulut pas signer, & dit, que puis quei’Evesquen’avoit qu’uneprocuration du Roy, on en donneroit aussi une»Vinta, Sccretaíre d’Estat de Florence, qui figneroit pour le Granduc. Dos-sat ne le voulut point souffrir, ny mcsines accepter l’ossre qu’on !uy fit, defaire signer 1 c traitté par la Granduchesse, & on s’opiniastra si bien départ
& d’au-