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Seconde partie.
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Ses Fonctions. Liv. II. ro

ment, il pria le Senatd'ordonner auResident, qui estoitde fa part à Ro-me, de faire office à ce que l’Ambassadeur, que Ic Duc fonMaistrey vou-loitenvoyer, sud admis. Dont le Duc tiroit cet avantage: que si onadmettoit son Ministre, les Barberins ouvroient l’orcille à un accommo-dement, & si le Pape refusoit de l’admettre, il açbevoit d’offenser & d'ir-riter la République, qui avoit pouvoir du Dec'd’offrirà fa Sainteté toutesles soumissions, qu’on pouvoir raisonnablement exiger de luy. Le Non-ce Vitelli, qui prenoit (òuvent audiance au College, tascboit de justifierl’intention du Pape, & les actions de fes néveux, & ne manquoit pasd'exaggerer l’obstination du Duc de Parme, qui, à ce que le Nonce dl-fôit, ne se dìfpofoit pointa s’humilier, ny àdonnersatisfactionà fa Sainte-té. Le Sénat estait fort offensé du procédé des Barberins, & du méprisqu’ils avoiení pour toutes les intercessions & instances, qu’il faisoit fairecontinuellementpourle DucdeParme; mais il jugeoit aussi, quelcDuchéde Castro n'estoit pas de si grande importan.ce» qu’il Fa 11 u st pour cela rom-prea vec le Pape, & troubler le repos d’íralie. II faisoit aussi réflexion sur[indifférence des Princes,qui outre l’interestgencral, avoient encote celuyde leur Maison, & quineantmoins ne s’en expliquoient point: tellementqu’il demeura plus ferme que jamais à refuser du secours au Duc, &des’engageravecluy; témoignant dcl’aversionpour la déclaration ouv erte.Lacrainte, que les Vénitiens avoient, que l’opimastreté ou le désespoirne sistfetterle Duc entre les bras d’une puissance estrangere, ébranloit,mais n'entamoit pas leur fermeté : Sc il est bien certain, que/e Comte Scotti ,tout babille homme qu’il estoit, n’auroit rien fait à Venise, si Ics Barberinsn’euffcnt pas toutgasté à Rome, & s’ils eussent esté aisés sages, pour mé-nager l’amitié de la République, 8c po-ur ne luy donner point de jalousie,comme ils sirent, en faisant approcher lents armes de la Lombardie. Cet-te témérité extorqua du Sénat la déclaration, que l’habillité de Scotti, ny laforce des raisons des autres Ministres n’auroient pu en arracher.

Onpourroit ajoustcricy quelque chose touchant les traittés dcgarantie, mais damant que l’AnibasTadeur les negotic dc la mefmc fa-çon, que tous les autres traittés, je diray feulement, qu’il n’y a point degarantie ny de précaution , qui puisse faire trouver de la feureté dans untraitté, si ic garant & le garanty n'ont un mefmc interest. Ce ne fut qu’avecune derniere répugnance, que Charles EmaniieJ, Duc de Savoye, consen-tit au traitté, qui fut fait à Ast en l’an 1615.& il refusa de le ratifier, si la Fran-ce, l’Angleterre& la République de Venise ne luy en garantissoient l’exe-cution, comme ils firent: & ce d’une maniéré fort extraordinaire.

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