Ses Fonctions. Liv. II. 209
alliesri'auroítpûextorquerd J’Empcreurles satisfactionsenomies,quel-le* demandoient, si le Duc de Bavière ne f u si venu à la traverse. Pendantles mouvement .de Boheme, il avoit avancé à l’Empcreur jusques à neufmissions d’escus, & s’estoit fait engager la Haute Austriche; de forte quel’Empereur pour le rembourser aux dépens d’autruy, & pour dégager enmefmetemps une si importante Province, luy donna le Haut Paiatinat,avec la dignité Electorale, qu’il avoit confisqués fur Frédéric Roy de Bo-hême. L’Electeur de Bavière estoit dans un aage si avancé, & son fils sijeune, qu’il ne pouvoit presque clperer de faire continuer la dignité Ele-ctorale dans fa Maison, s’il n’cn fyisoit l’establisscment pendant sa vie.L’Empereur luyesioit devenu un tresmauvais garant, depuis les progrèsque les armes de France & de Suedeavoient faits en Allemagne: tant par-ce que la Cour de Vienne 11 estoit pas eneftatde le protéger contre les ar-mes des alliés, pendant qu’elles agi rotent conjonctement, que patce q u'ilestoit en des inquiétudes continuelles, que l’Empereur ne s’accommodastavec les Couronnes à ion exclusion. La Suedefaifoit d’abord de grandesinstances pourlerestablilfement de l’Electeur Palatin : en quoy elle estoitsecondée parle Duc deNeubourg, heritierprefomtif de la dignité 1 Ele-ctorale, faute de mâles en ía branche de Heidelbcrg. C’cst pourquoyl’Electeur de Bavière, p tenant son refuge à la Religion, qui est d’un grandsecours à ceux qui ont l’adreíTe de s’cn bien servir, envoya son Confesseur àla Cour de France, où il fitreprefenter combien il importoit à la Reli-gion Catholique Romaine, quela dignité Electorale ne fust point confé-rée à un Prince hérétique, Le que la mefme Religion, qui avoit esté intro-duite.au Haut Paiatinat, y fust conservée. Iln’y a po nt de Cour, où laReligion trouve moins de députés qu’en celle de France ; mais la ReineMcre estoit si dévote, qu’il ne falloit que faire servir la Religion de prétextéd toutes les impressions qu’on luy vouloir donner : & le Cardinal Mazzarin»bien qu'il ne fust ny superstitieux, ny excessivement dévot, n’eut point depeineà entrerdansles mesmessentiments : taut p.arce qu’il falloit donnerquelque chose a la Religion du Prince, & à la dcv.otion de la Reine, queprincipalement parccqueladcclaration du Bavarois estoit un avantage in-estimable pour la France. Ce Confesseur asseura le Premier Ministre,que l’Electeur sonMaistreobligerait l’Empercur. à donner la paix à l’Em-pire, & satisfaction aux deuxCouronn.es. L’Elcctear dc Bavière estoiti’avei sion des Suédois > qui nc le coníìderoient pas feulement comme leChef du parçy Catholique en Allemagne; mais aussi comme ccluy, dontJ’,amitié fcrqit mépriser ou neghger la leur: ou du,moins.que la France,.«istantasseuréedel’iutentión del’Electeur, le plus puissant & le plus sage//. Part. D d de tous