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Seconde partie.
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HX v L’Ambassadeur et

-à une trêve, í ?f&e TElecteur de Bávicre roínpit incontinent aprés l’avoirconclue. Mais au travers de toutes ces jalousies , de toutes ces défiances& de tous ces mécontentements, les deux Couronnes considcroient si-bien, que leur division ruïnoit les interests de l’une & de l’autre, qu’el-ks résolurent de chercher & de trouver leur satisfaction dans une Unionindissoluble. Les Ministres de l Empereurtaschoient de gagner les Prin-ces d’Allemagne, & particulièrement les Protestants : surtout la Princes-se B. egente de Hesse, l’honneur de son sexe, & l’heroine de nostre siécle;mais ils y rencontrèrent une résistance invincible, qui les contraignit dese rendre à la nécessité, où l’Empercur se trouva réduit parles menaces del’Electeurde Bavière. U vouloitlaisserà son fils, avec le repos, une pos-session incontestable detoutes ses acquisitions, ou de ses conquestes, dontla dignité Electorale faisoit partie, fous la protection dc la Franec,acc.om-pagnéedelagarantiede toutl’Empire. Avantages qu’il ne pouvoit espé-rer ny de la continuation de la guerre, ny de l’amitié de l’Empercur, sonbeaufrere.

Lc Duc Charles de Lorraine estoit un grand obstacle à la paix; aumoins ceux qui ne la vouloient point aux conditions, que les Couronnesalliéslademandoicnt.sefcrvoientdecespretensions pour la reculer. LeDucavoit esté dépossédé de ses Estats, ou pour parler proprement, deceux de fa femme, pour avoir suivy le party de l’Empcreur contre lc feuRoy de Suede, contre les intentions & contreles interests de la France.Ses troupes ágissoient encore conjonctement avec celles d’Espagne, & unepartie de la Lorraine relevoit de l'Empire ; tellement qu’il scmbloit, queses amis avoient raison de faire instance à ce que ses interests fussent consi-dérés à Munster. Les Ministres dc France foustenoient au contraire,qu ils n’avoientrien de commun avec les affaires d’Allemagne. Que leD .:c avoit fait plusieurs traîtres avec le Roy, fans lc consentement,& mes-mes fans la participation de l’Empereur & des Estats de l’Empiie. Que leRoy pretendoit les exécuter deíbncosté,& les faire exécuter par le Duc,&qu’a cause de celail n’avoit jamais voulu permettre aux traittés prélimi-naires, qu’on accordast des passeports aux Ministres du Duc, parée qu’il nedevoit point avoirde part à ce qui sc roi t negotié au Congrès. 11 impor-toit au Roy de s’asseurer de la Lorraine, qui luyfervoic comme d’une lignede communication avec l’Alsace, & avec les antres conquestes d'AlIema-gne, lesquelles il estoit bien difficile de conserver sans cela : comme ilestoitpresque impossible au Duc de Lorraine de conserver ses anciennesinclinations pour la maison d’Austriche, pendant que le Roy seroit Mai-lìre de Briíacb. J’ay veu l’original d'une lettre , que le Duc de Lor-raine