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Seconde partie.
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Ses Fonctions. Liv. II. riz

raine escrivîtpeude jours aprésque le Duc de'&'eimar fe fust rendu Mawstre de cette place, où il difoit, qu’il falloir renoncer au mestier, &prendre le froc, puis qu’on n’avoit pû secourir le plus important postequela M tison d’Austiiche eustda is tous ses Païs héréditaires. Apres letraître, qu’il avoir fait le 29. Mars 1641. & dont il avoir folemnellementfait jurer l’obfervation au Roy, entre les mains de l’Evesque de Meaux, &que le Duc avoir violé trois jours aprés savoir ligné , il n’y avoir pointd’apparence, que le Royfouffnst, qu’un Prince y comme le Duc de lor-raine, se moquast de luy. Et de fait les Plénipotentiaires de France eurentaisés de fermeté, pour sc faire accorder ce qu’ils demandoient, & pourfaire exclurre le Duc de la ncgotiation&dutraitté de Munster. Ce n estpas icy, où il saut dire comment d sut traître en celuy des Pirenées, où il netut pas plusconsrderé par ses prétendus amis, que par ses véritables enne-íiemis.

La France vouloir conclurre avec l’Empereur; parce qu’on avoirveu quelque commencement de troubles à Paris, dont la fuite pouvoirestre tresdangereusedans la continuation de la guerre d’Allemagne. El-le confumoit un grand fonds-cn subsides, qu’on donnoit à laSuede, auLantgravc & ailleurs: ses armées pouvoient estre plus utilement em-ployées aux Pais-bas, & elle estoit tousjours dansl’inquietude, que quel-que caprice ou mécontentement n’obligeast les Suédois à faire un partyavec les Protestants d Allemagne, qui nelcs establist íì puissamment dansl'Empire, que celuy de France n’y fust plus coníideré, & celuy des Ca-tholiques tout àf.ut ruiné. C’estpourquoy, afinqu’ilne fust pas trop af-foibly en la personne de l’Electcur de Bavière, qui enestoitle Chef, com-me ie viens de dire, la France fit consentir les Suédois à une suspensiond’armes, cn faisant representer aux Ministres de Suède, que le Roy nepouvant plus fournir à la dépense excessive de la guerre, ny mefmes aux•subsides, il estoit temps de faire la paix ; puis qu’auísi bien elle donnoitaux deux Couronnes tous les avantages, qu elles fe pouvoient promettredctoutes les hostilités, que la continuation de la guerrepourroit faireobtenirde l’Empereur. La France jugeoit, qu’elle estoit en droit de fai-re cette suspension d’armes, puis que les Suédois cn avoient bien fait uneavec l’Electcur de Saxe, fans la participation de fes alliés. L’Electeur dcBavière se trouvoit en des grandes perplexités. 11 avoir tousjours fuivy leparty de l’Empereur, qui estoit son plus proche parent Le son beaufrere, 8cil estoit obligé à la Maison d’Austriche de la dignité Electorale, & parmaniéré dc dire, de toute fa fortune. II y avoit aussi del’apparence, quec’estoitd’elle qu’il en devoitefperer laconfcrvation, au lieu de fe lapro-

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