2,2 .6 L’Ambassadeur et '
avec les Archiducs Matthias, Maximilian & Ferdinand; par lequel ils estai-ent convenus, qu’ils talcheroient de porter à l’Empire celuy d’entre euxquiseroitleplus âgé des Princes de la Maison: àquoy le Roy d’Espagneconsentit, à condition, que faute d’hoirs mâles i! succéderait aux Royau-mes d’Hongrie & de Bohême. Ce traitté fut depuis renouvelle & esterr-du à Pragueleé. Juin 16-7. oìi Ferdinand consentit que faute de mâlesÍEspagnc succéderait à tous les pais héréditaires: & par ce moyeu ils rendi-rent leurs interests communs.
L’Archiduc Ferdinand, avoitpouríon appennage, avedaStirie, I3Carinth . ,la Carniole & le Friouí.au moins la partie de cette Province, quiappartient àla Maison d’Austriche, &à cause de cela il avoit.un aisés fa-scheuxdémesléavec laRepuhlique de Venise. IlprotegeoitlesUscoques,qui ne faisaient pas seulement plusieurs déprédations dans le Golfe, maisils faisaient aussi plusieurs courses fur les Turcs, qui en faisaient une affaireauxVenitiens, garands dela seureté de la Mer Adriatique. L’Empereuraccommodale diffèrent parun traitté qui Je fit à Ftemeen Pan idiz. maisFerdinand négligeant de Pexecutcr, on prit les armes départ & d’autre,8íla guerre, qui ne se faisait d’abord qu*en Friouí & en Dalmatie, íe commu-niqua au reste de l’Itali c, àPoccasiondudiffèrent, que le Duc de Savoyeavoit avec celuy dcMantoiie.
LeDuedeSavoyeavoitdes pretensions furie Montferrat, &en ma-riant safilleàFrançois, Duc de Mantoue, il souffrit qu’il n’en fustpointparlé: maisFrançois estant décédé en Pan 1612.ne laissant qu’une seule fille,,fort jeune, & le Cardinal de Mantoue ayant siiccedé au Duché, le Duc deSavoye fit revivre ses vieilles pretensions. • II se fit renvoyer fa fille, veuvedu défunt,& voufoit qu on luy mist entre les mains la jeune Princesse,fa pe-tite fille, laquelle ií considérait comme heritiere du Montferrat. Le Ducde Mantoue s'y opposa» Lt se déclara Tuteur de sa nièce,, qui n'avoit quetrois ans. II la refusa mesmes à Don Jean de Mendosse, Marquis d’Inoyo-se, Gouverneur de Milan, qui la luy demandoit de la part du Roy d’Espag-ne. Le Duc de Savoye entra en armes dans le Montferrat dés le moisd'Avril offensa par la également le Roy d’Espagne, qui prétendait
estre, si non juge, du moins arbitre des différents de tous les Princes d’Ita-lie, & la Reine Regente de France, qui vouloir protéger le Duc de Man-toue, son néveu. Lestraittés, quí-avoientesté faits â Chasteau en Cam-ï>resisenPanif5y.&à Vcrvinsen Pan if98.portoient expressément, quepasun des deuxRoys ne pourrait attaquer les Estats du Duc de Mantoue,nj permettre,que le Duc de Savoye poursuivis! ses pretensions contre leMontferrat. Tellement que le Gouverneur de Milan, craignant que les
François