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Seconde partie.
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L;8 L’Amb assadbur et

teute leur vie déviter lesfìneffes, pour s'en servir en quelque grande occasion ,&pour quelquegrandinterest. Ils ne refusèrent pas seulement de ratifierle traíttéd’Elbing, comme estant incompatible avec leur .interest; maisils firent aussi entrer les Députés des autres P.ovinces dans leurs senti-ments, & firent resoudre, que devant que de ratifier le traitté, onde-manderoitaux Suédois [éclaircissement de quelques points, que l’on ju-geoit estre de la derniere importance pour le commerce. Le Roy deSuede leur fit offrir cette satisfaction, pourveu qu'ilsl'asseurassent, qu’a-prés cela ils ratificroient le traître : mais c’est surquoy ils ne fc voulurentpas expliquer : de forte qu'on reconnut bien, que ce n’estoit pas leurintention de le rat fier; quoy que les Estais de Zeelande Si de Frise, quiavoient eu leurs Ambassadeurs fur le lieu, fussent d’advis, qu’on le rati-fiast purement & simplement. Quelque temps aprés on fit une espece detraitté, auquel on donna le nom d'elucìdation : mot aussi nouveau, quecette maniéré d’agjrcstoit nouvelle dans un pars, où on avoir tousjoursaffecté de paroistre fort religieux à exccuter la parole qu’on avoir donnée.Ce ne fut qu’une finesse en effet, & une subtilité, qui ne sont que de faus-ses vertus, &l’aversion des honnestes& habiles gens. Les Estais furentcontraints de le reconnoistre , & de renoncer aux avantages, que/V/»c*-dation leur donnoit, lors qu’cn Tan 1667. & 1668. ils voulurent bienfaite acbetter 1 amit c de la Suede, pour la faire entrer en la Triple al-liance.

Le Cardinal Mazx.arin , qui n’estoit point esclave de sà parole,& qui vouloir bien qu’on sceust qu’il ne l’estoit point, avoir réglé, 011fait régler à Paris avec Don Antonio Pimentel, tous les articles, donton fit depuis le traitté des Pirenêes, Il ne s’estoit pas engagé en cette ne-gotiation, que Don Antonio neustfait voirunpouvoir en bonne forme;comme quelques années auparavant le Roy de France en avoir signé unpour Lionne, en la prefence de l’hommedu Roy d’Efpagne. Mais sça-chant, que ce que Lionne avoir fait à Madrid, n’avoit esté rompu quesur la difficulté, qui s’y rencontra touchant lesinterests du Prince dc Con-dê, & craignant que DonLoùis dcHaro, qui estoit extrêmement jalouxdeíà parole, ne voulust exccuter celle qu’il avoit donnée 3U Prince, &qusil nc desavouast Pimentel, comme le Cardinal n’auroit point fait descrupule de prostituer un Ministre subalterne, & mesmes un Ambassadeur,pour un si important interest, ne partit de Paris qVen tremblant, résolude rie se point porteraux frontières, & mefmesdene point passer Poictiers,fi on ne Iny apportoit la ratification de l’arresté de Paris, laquelle tardoit audelà datermequePimeatelavoitpris-poitt'la fournir. Oa la iuy apporta

devant