Ses FoNctroNs. Liv. II. í6i
qtìé'cen’estoitpasla cOustumcduRoy d*Efpagne de faire rentrer dans ses•coffres l’argertrqui èoéstoitune fois forty. Que la somme qu’il avoir dc-■stiiié pourS.Aulnaisluydemeureroitj&qu’ilnelarcniporreroit pas. Jene fçais comment S. eAulnais cn uíà alors : mais je sçais bien pue conti-nuanr.y. sírendtefiiip-ct à îâ Cour de France, elle continua aussi de le per-sécuter, de forte que s\n lassant enfin,if fe' rendit atìx conditions avantageu-ses, 'qU'Ì!eé : Efpagnóls luy offrirent, il se retira en Espagne, où il est mort,âpres y avoir rendu de tresg ands services contre fa patrie.
Ge n’eít qu’aprés tous les auteurs, je n’en excepte pas mesmes sesEspagnols, que je parle de l’infidelité de Ferdinand, le Catholique. Il trom-poit tous les Princes qui traittoientâvec luy ; mais dans l’cxemple suivanton verra,s’ilavoitplusde considération pour ion gendre, que pour les au-tres. Zttrita dit, qu’il chassa Frédéric Roy de Naples d une maniéré abo-minable, & il n’yeut pas plus d’honnesteté au partage, qu’ilfit dumesmeRoyaume avec LoliisXII. Roy de France. Philippe d’Austriche, son gen-dre, considérant que la rupture entre ces deux Roys communiqueroit sesincommodités à íès Provinces dei Flandres, tafchadela prevenír, & vou-lant prendre son chemin par la France, pours’enretouinerchez luy, il sc fitdonner un pouvoir fort ample pour raccommodement, qu’il pretendoitfaire entre lesdeuxCouronnes. Ferdinand le fit accompagner de deuxAmbassadeurs, qui luy dévoient servir de Conseil, & avoir le plus de part àla nigotiation, où l'Archiduc ne pouvoit rien conclutre fans eux. Ce stitde leuradvis que le traitté fut fait, & que ses parties demeurèrent d’accord,que les Provincesdu Royaume de Naples, quifaisoient le diffèrent, feroieiitmises entre les mains de l'Archiduc , & que tout le Royaume seroit donnéà Charles, Duc de Luxembourg, son fils, qui épouseroit la fille de Louis.Cc traitté fut envoyé en Italie, avec ordre aux Généraux des deux arméésdc faire cesser les hostilités. Le Duc de Nemours, qui commando» cellede France, y obéît; mais GonçaleFernandez, que l onappelloit le GrandCapitaine, voulant profiter des avantages qu il avoit furies François, ré-pondit, qu’il ne recevoir point d’ordres, s’ils ne venoient d'Eípagne, & quejusques àcçqu’illeseustreceus, ilcontinueroit de faire la guerre. Et defait il la poursuivie si bien, qu’ilserenditMaistrede toutfe Royaume, pen-dant que Loiiis, s’attendant àl’cfset du traitté, qu’il venoit de eoncîurreavecl'Archiduc, negligeoitdele secourir. V Archiduc, qui n’estoit pasmoins indigné du refus du Grand Capitaine, que Loiiis l’estoit des artifi-ces & de Tinfidelité de ces Roys Catholiques , protesta qu’il n’y vouloirpoint avoir de part, & offrit de demeurer à la Cour de France, ^usqu’a ce
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