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Seconde partie.
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r6r. L’Ambassadeur et

que ce qu’i! avoit negotié fust ratifié & exécuté. Il faifoít des instances con-tinuelles pour celaauprés de Ferdinand : mais il n’en obtint rien; parcequece Roy, qui au travers de fa dévotion n’avoit autre religion que son interest,prenoit tantost l’autte prétexté, pour dissererde faire expédier fa ratifica-tion-, jusques à ce que fe voyant asseuré de la eonquestede tout le Royau-me deNapleSjí/re/^/di absolument de ratifier letraitté, cjne son gendre avoitfait: en disant que Philippe avoit excedé son pouvoir. Qu’il estoit bien vray,que pour luy faire plus d’honneur, on luy avoit donné un pouvoir tresam-ple» mais qu’il estoit limité par son instruction, laquelle il avoit ordre de sui-vre. Philippe soustenoitau contraire, que son instruction estoit pour lemoins austì ample que son pouvoir. Que devant qu’il partist de la Courd’Efpagnc, ie Roy & la Reine luy avoient déclaré positivement, que leurintention estoit, que lapaix fe fistpar son entremise, & qu’íls avoient tousdeux fait serment sur les Saints Evangiles & fur la Croix, qu’ils obferve-roient religieusement, Le executeroient ponctuellement tout ce qui seroitparluy negotië&conclu. Que bien qu’il eust pû fe servir detbn pouvoiren toute son estendiie, il ne l’avoit pas voulu faire; mais n'avoit rien accor-dé ny résolu fans l’advis des deux Ambassadeurs. Lviiis fut fort satisfait duprocédé de Philippe, qui estoit un bon flamen, & n’y entendoit point de fi-nesse: mais Ferdinand luy ayant envoyé deux antres Ambassadeurs, quidévoient excuser le passé, & faire ouverture de quelque autre accommode-ment, il les fit venir en pleine audience, ou il leur dit enlaprcfenee de toutela Cour, qu’il n’efcouteroit point de proposition, que Ferdinand n eust ra-tifié &í exécuté le traitté de Blois, & que Ferdinand n’eust réparé le passé.Qu’il ne trouvoit pas feulement estrange, mais que c’eltoa aussi une choseabominable 8t détestable, que ces Roys, qui venoient de fe faire donner lesurnom de Catholiques, faifoient si peude cas de leur foy, de leur hon-neur, de leur serment & de leur religion, & qu’ils avoient bien peu de con-sidération pour leur gendre, un des grands, des puissants & des meilleursPrinces de [‘Europe, leursils & heritier presomtif. A prés cela il ordonnaaux Ambastadeurs de sortir de laCourlcmefmc jqur.

Ilnefautpass’estonner del’apologie, qu’un certain rcmarqueurdeBruxelles fait de ce Roy Catholique, puis qu’il fait bien celle âu Duc d’Al-be, & de cet Ambassadeur dePortugal, qui fut ailés infâme pour trahir lçsinterestsdu Roy (on Maistre, 8c pour entrer publiquement clans leparty deson ennemy, devenant en mefme temps déserteurs traistre. Si c’eust estélá la feule perfidie de Ferdinand, on pouvoir, si non la justifier, du moinsl’cxcufer par l’exemple des autres Princes, parmy lesquels, on peut dire qu’il

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