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discours, biçn'que'cefust la réponse essentielle del’Empereur. Tellementque lors que François I. & Henry VIII. envoyerent quelque temps aptesdéfier Charles,celuyciditauHcraut,quc sens doute,IeRoy, son Maistre,n’avoit point sceu la réponse, qu’il avoir faite au Président de Bourdeaux,qu’il luy avoir dit, qu’ilprioit le Roy de se souvenir du dernier discours,qu’il luy avoir tenu lors qu'ils se séparèrent : fçavoir que si le Roy manquoità la parole, qu’il luy avoir donnée, luy Empereur luy soustiendroit, qu’iln’enusoit pas en homme d’honneur, & qu’il s’estoit mieux acquitté de faparole que le Roy. Cette réponse, que l’Empereur fit au Héraut en la pré-sence de plusieurs personnes de qualité, donnadela confusion au Roy, quil’auroit évitée, si le Président luy eust fait un fidelle rapport de son Am-bassade.
Cen’estpastousjoursàlafindes Ambassades,que les Ambassadeursfont leur rappott. II y a souvint des occasions extraordinaires, où il leurimporte d’informer leurs Maistres de bouche plus particulièrement, qu'ilsne sçau. oient faire par leurs dépesches. Ilestiniposiìblcd’en voir déplusamples & de plus judicieuses, que celles que le Président Jeannin escri-ìfoit, pendant qu’il negotioit en Hollande. Le Roy Henry IV. & M. dcVilleroy ne sepeuvent pas lasser d’en parler avec satisfaction, & avec tousles eloges qu’elles méritent : & neantmoins le mesine Roy, jugeant, que ceMinistre, dont il apprenoit tant de belles choses, luy diroit quelque chosedéplus, voulut qu’il l’allast trouver, & l'en pressoir de temps en temps si for-tement, qu’il ne dissimulent point qu’il l’attendoit avec impatience. LePrésident sitenfìnlevoyage,& fur son rapport on forma la derniere instru-ction qu’il remporta de la Cour.
M. de Puisieux,Secretaire d’Estat, qui avoit le département des affai-res estrangeres, eneserivant à M.deBassompierre, Ambassadeur Extraor-dinaire en Espagne en lan 1621. luy dit, que sur le rapport qu’il fera de sa ne-gotiation,Ie Royprendrasesmesures. Cequifaitconnoistre,que le rap.fort est quelquefois d’autant plus nécessaire, que quelque estendues que lesdépeschessoyent, PAmbassadeurenpeut plus dire à son Maistre, ou à sonConseil, dans une audiance, touchant la véritable constitution des affaires,qu’il ne sçauroit escrre en cent lettres. Pendant la negotiation qui sc fai-foit pour la paix à Munster, les Plénipotentiaires des Provinces Unies firentplusieurs voyages à la Haye, Lc ceux d’Espagne en fassoient de temps entemps àBtíuxelIcs. En l’an 164.6. pendant le fort de la negotiation, qui seíaisoitentreles Ministres d’Espagne & des Provinces Unies, la Cour deFrance cn prit dísigrandes inquiétudes, que voulant s’éclaircir de I’inten-îígïj des Estais,elle ordonnaà la Tuilleriede l’en venir informer de bouche.
Ce Mi-