Buch 
Les Provinciales, ou, Lettres écrites par Louis de Montalte à un provincial de ses amis, et aux RR. PP. jésuites, sur la morale & la politique de ces pères : avec un discours préliminaire contenant un abrégé de la vie de M. Pascal, & l'histoire des Provinciales / [Blaise Pascal]
JPEG-Download
 

Í. Pa/siSà k pu.

r,

Ztóstlw, 011 í«,i deícencscnïr qû avoit

rwsÀjàesî8 Àatoiaatpe na^dt au l6ij,ÏÏ«issues tfuaití repartiesent. Sameren ía chsree,

: vi^er mi»fârts, k [w-[ùïl florinf.iiefó/ttrff.iMtíìêmc

ffieiní^iie.,e Pascal cfiii, froide^çoÌ໫â«

ûitaUftcéhÍ3S inte,

law/is ce per e pore, Murjrn:citesj lutle ffloveu àtz

rtfiràn*

Pffhfyd*

Préliminaire . vij

faire des figures justes , & de trouver les pro-portions qu’felles ont entr’elles : mais il lui dé-fendit d'en parler davantage Sc d’y penser ja-mais : c’étoit beaucoup exiger d’un génie fi vif.

Le jeune Pascal se mit dès-lors à réfléchir furcettë premiere notion ; &, prenant du crayon ,il se retiroit dans une salle à ses heures de ré-création : là , il s’appliquoit à tracer des figuresexactes, & à les comparer entr’elles : il éta-blissoit des principes; il en tiroit des consé-quences; íl formoit des démonstrations ; Sc ilpouffa ses recherches fi avant, que fans le se-cours d’aucun livre , il etoit déjà parvenu jus-qu'à la trente-deuxicme proposition du premierLivre d’Euclíde, lorsque son pere íe surpritdans cet exercice » Sc. par les questions qu’iîlui fit, reconnut ses progrès étonnants. Ce peretendre en fut touché jusqu’aux larmes, Sc com-prit qu’il ne devoit pas captiver davantage legénie de son fils : il lui mit entre les mainsles Eléments d’Eucîíde, que le jeune hommelut avec avidité , & qu’il comprit avec une fa-cilité peu commune.

AI. Pascal permit aufll à son fils de se trouveraux conférences des Savants qui s’aíTembloientchez lui toutes les semaines: celui-ci y tenoitfort bien son rang. A Page de seize ans, il fit untraité des Sections Coniques, qui fut regardécomme un chef-d’œuvre. Alais peu sensible kïa gloire dépasser pour Savant ,il négligea cet-te piece : elle n’a j: mais été imprimée.

Vers ce temps-là, c’est-à-dire, en i6z8,M. Pascal le pere fut envoyé en Normandieavec les pouvoirs d’Intendant pour rétablir lesaffaires de cette Province , ou il demeura jus-qu’en 1648. Le jeune Pascal y étoit » Sc y con-tinuoit ses progrès dans les études. A l’àge cedix-neuf ans, il inventa cette ingénieuse ma-chine j qui est appellçe de son nom, Machins

a iy