vììj Discours
Pajcallne> avec laquelle on peut faire toutesfortes de supputation fans savoir aucune régléd’Arithmétique : il obtint du Roi en 1649 uaprivilège exclusif pour la construction de cettemachine, qui se trouve dans îa Bibliothèquedu Roi avec une étiquette écrite de la mainde M. Pascal , & datée de i6j2.
Une autre découverte l’occupoit depuis Vâgede vingt-trois ans. Galilée , Mathématicien duDuc de Florence , avoit remarqué que í’eau ,dans les pompes aspirantes , ne montoit qu’àune certaine hauteur. Toricelîi qui lui succéda,fit en 1643 lìne observation semblable sur levlf-argent contenu dans un tuyau fermé paren-haut, 8c communiqua cette découverte erì1644 au P. Mersenne, Minime , grand Mathé-maticien. Celui-ci en fit part à M. Petit, In-tendant des fortifications, de qui M. PascalVapprit en 1646: aussi-tôt M. Pascal & M. Pe-tit firent Vexpérience à Rouen. M. Pascal lamédita, Vétendit, & composa en 16471m pe-tit écrit qui se répandit jusques dans ìes paysétrangers , & rendit célébré parmi tous lesSavants de I'Europe les expériences du vuide*Dans la même année , il fut informé queToricelîi attribueit à Pair une pesanteur quiétoit cause des effets qu'on avoit jusqifalorsattribués à Vhorreur du vuide. Pour juger decette conjecture, il eut recours à de nouvellesexpériences, particulièrement à celles qui su-rent faites en 1648 fur le Puits de Domme,haute montagne d’Auvergne, par M. Perrier,Conseiller de la Cour des Aydes à Clermont,
? 'uî épousa Gilberte Pascal, sœur du jeune Phy-icien. Et s’étant assuré de la solidité de cetteconjecture, il écrivit deux petits Traités quifurent imprimés , l’un fur Péquilibre des li-queurs, 8c l’autre fur la pesanteur de Vair.
Ce fut vers ce tems que Dieu commença k