XX
Discours
§. III. Occasion & sujet des jìx Lettressuivantes.
’ L’applaudiffement avec lequel ces quatre pre-mières Lettres furent reçues , invitoit M. Pascalà suivre ce qu’ií avoit commence , & en effetil se proposoit <Ie continuer à expliquer les ma-tières de la grâce (s). Mais ayant mis à la finde fa quatrième Lettre , que dans la suivante ilpourroit parler de la Morale des Jésuites, ille trouva engagé à le faire. Lorfqu’il fit cettepromesse , il n’étoit pas encore assuré, commeil l'a souvent dit lui-même, s’il écriroit effecti-vement fur ce sujet. 11 considéroit seulementque si après y avoir bien pensé, on jugeoitque ce travail fut utile à l’Eglise , il n’y a<i-roit rien de pkis facile que de satisfaire à fa’promesse par une ou deux Lettres ; & que ce-pendant il n’y avoit point de danger d’en me-nacer les Jésuites, Sc de leur donner ì’alarme,afin que la crainte au moins les portât à avoirplus de retenue. En effet il pensoit si peu àexécuter cette promesse, qu’ií avoit faite plu-tôt par précipitation , que de dessein prémé-dité, qu’après même avoir excité par-îà l’at-tente cl n Public , qui soubaitoit avec impatiencede le voir exposer la Morale des Jésuites, ildélibéra long-temps s’il le feroìt. Quelques per-sonnes de ses amis lui représenterent qu’il quit-toit trop tôt îa matière de la grâce ; que lemonde paroissoit disposé à souffrir qu’on l’eninstruisît, Sc que le succès de fa derniere Lettrecn étoit une preuve convaincante. Cette raisonfaisoit beaucoup d’ímpreiTîon sur lui ; il croyoitpouvoir traiter ces questions, qui faifoient
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