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Les Provinciales, ou, Lettres écrites par Louis de Montalte à un provincial de ses amis, et aux RR. PP. jésuites, sur la morale & la politique de ces pères : avec un discours préliminaire contenant un abrégé de la vie de M. Pascal, & l'histoire des Provinciales / [Blaise Pascal]
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'xxxìj Discours

», avoient échappé à M. le Duc. On lui en lut»» une pour essai ; Son Altesse en fut íi char-st mée , qu’elle se saisit du Livre , ne pouvantr» le quitter. M. de Turenne ne fut pas moins?» enchanté des petites Lettres , qidîl voulut», entendre Ure à plusieurs reprises. Le P. Ber-m ger, Jésuite, sut témoin des acclamations qui„ suivirent cette lecture; mais en bon courtisanw il y applaudit comme les autres, non pour-», tant fans quelques restrictions de fois à au-„ tres, pour garder îe décorum de son habit.

A ce témoignage de Boileau, je puisjoindrecelui de Voltaire , qui s’exprime ainsi dans sonOuvrage sur îe siecîe de Louis XIV. " Le», premier Livre de génie qu'on vit en prose »» fut le recueil des Lettres Provinciales: toutes», les sortes ddéloquence y font renfermées : ils, n'y a pas un seul mot qui depuis cent ans fe-, íoit ressenti du changement qui altéré sou-», vent les langues vivantes. II faut rapporter à», cet Ouvrage Pépoque de la fixation du langa-», ge. L’Evêque deLuçon , fils du célébré Buífy,-, irda dit qu’ayant demandé à M., de Meaux quel», Ouvrage i! eut mieux aimé avoir fait, s’il n’a-„ voit pas fait les siens » [M.] Bossuet lui ré-„ pondit : Les Lettres Provinciales, >»

Et M. de Fenelon , Archevêque de Cambrai,dans son Ordonnance publiée en 1704 contrelesCas de Conscience, reconnoît dans Louis deMontaîte, un génie sublime qui a des grâces ini -mitables «

Mais ces Lettres avoient un mérite plus so-lide que celui de la beauté du style, Sc elleseurent un effet plus avantageux que celui defixer le langage, & d’amuser quelques momentsles gens d’esprit*