xl Discours
étoit en état de le faire » ils le presserent deprévenir les traductions dont on étoit menacé,M. Nicole avoit fait une étude particulière desCasuistes : il avoit souvent conféré de ces ma-tières avec les plus habiles Docteurs de la Fa-culté de Paris ; il avoit même eu part aux Let-tres de M. Pascal. On prétend ( a ) que la plu-part avoient été revues par lui, 6c qu’il avoitmême fourni le plan & la matière de quelques-unes. ïl entreprit donc POuvrage qu’on luidemandoit.
II étoit à Cologne lorsqu’il îe commença :aussi voit-on qu’il y parle toujours comme unThéologien Allemand» qui écrit pour Pinstruc-tion de ses compatriotes dans le temps que cesdisputes faisoient le plus de bruit en France.On assure qu’il lut plusieurs fois Terence avantque de s’appliquer à cette traduction , 011 l'ontrouve en effet le style & les délicatesses de cePoète Latin. Quoi qu’il en soit, on la reçutavec d’autant plus d’avidité , qu’il avoit faitpasser dans cette Traduction presque toutes lesgrâces de Toriginal, & qu’il l’avoit d’ailleursenrichie de notes 6c de dissertations utiles pourjustifier ce quî est avancé dans ces Lettres , íeconfirmer » quelquefois l’étendre » & répondreaux objections des adversaires. En effet Mon-talte avoit à la vérité réfuté dans ses huit der-nieres Lettres les plaintes calomnieuses des Jé-suites; 6c cela pouvoit suffire à ceux qui eussentapporté à cette lecture un esprit pur oc exemptde tout préjugé. Mais comme la difficulté qu’ilavoit à faire imprimer ses Lettres , Pavoitobligé d’omettre quelques-unes de ces plaintes,Hc qu’il avoitjugé à propos d’en négliger d’au-tres^comme tres-peu importantes>.les Jésuites.
( a ) Vu de M* Nuole , Part* /. CA, V*