xliv Discours
die , ou Tragédie, est celle qu’ils firent à Paris,vers le même-temps, dans leur College deCler-mont, dans laquelle ils représenterent Janíe-nius emporté par les diables. Enfin , cet Aima. -nach est une gravure qu'ils firent débiter, àlimitation de ces Almanachs qui consistent endes images qui accompagnent un Calendrier,Janfenius y étoit représenté habillé en Evêque ,avec des ailes de diable , &. escorté de l’Igno-rance, de l’Erreur, de la Tromperie. On yvoyoit, d’un côté, le Pape, assisté de la Reli-gion & de la Puissance de l’Eglise , qui lançoitdes foudres contre lui ; & de Pautre » le Roienvironné d u Zele divin , de‘ la Piété , de laConcorde & de la Justice, quî le poursuivent,avec son sceptre & l’épée de Injustice : Ôt lesmalheureux Jansénistes , en habits grotesques,qui, désolés chassés de tous côtés, se réfu-gioient chez les Calvinistes. Cet Almanachayant été répandu, faisoit grand bruit parmi lemême peuple, lorsque , peu de temps après,parut un Ecrit imprimé , qui contenait environmille vers, fous ce titre : Les Enluminures dttfameux Almanach des Peres Jésuites . Ce petitEcrit fut composé par M. le Maître de Saci,qui étoit encore jeune. On n’avoit rien vu jus-qu’alors , en France , de fi bien fait en ce genre,ni qui dépeignît mieux les Jésuites; de fortequ’après avoir bien raillé les autres, iis le fu-rent à leur tour.
Dans laXIII. Lettre, Montalte montre queselon les nouveaux Casuistes, le meurtre, memepour un soufflet, demeure permis, fi dans cetteoccasion, l’on peut agir fans haine , fans ven-geance , & fans qu’il puisse en résulter beau-coup d’sutres meurtres ; fur quoi il ajoute ;» en voulez-vous un exemple , mes Peres ?
en voici un assez nouveau. C’est celui du
s ou ffl st de Compiegne* » Dans la Version de