I Discourt
log'u âes Cafiiìfles ; que rien n’avcût été moinssensé ni ptus imprudent que le dessein de don-ner ce Livre au Public ; que cela avoir fait untort infini à la Société , & causé la mort á í’Au-teur , qu’il avouoit être un Jésuite, 8t qu’ilaffuroit en être mort de chagrin. Les plaintesde ce bon Pere étoient comme autant de pré-dictions de ce qui devoir arriver : mais le restedes Jésuites ne pensoit q u'à poursuivre l'en-treprîse. Plus ils trouvoient d’obstnbles qu’ilsn’avoient point prévus , plus ils sembloients’irriter. Ils publioient par-tout que c’étoit faitde la Religion, si on laissoit fans flétrissuresun Livre plein d’hérésies, II n’y cut point demoyens qu’ils ne missent en usage pour en
P rester la condamnation auprès de MM. duarlement. Mais plus ils íaisoient paroître dechaleur contre ce Livre, plus ils rendoientleur cause mauvaise. MM. du Parlement nepouvoient s’empêcher de condamner un telemportement dans des Religieux. II y en eutmême qui leur firent entendre qu’ils feroientun grand plaisir au Parlement, & qu’ils ren-droient un bon office à leur Société, s’ìîs aban-donnoient leurs poursuites contre Wendrock*Mais rien ne fut plus désagréable à ces Peres ,que la résolution où ils trouvèrent tousMM.du Parlement , de ne condamner ce Livrequ’après qu’ils l’^uroient examiné avec tout lefoin possible.
Cependant le bruit que caufoit cette a flaire,ayant excité la curiosité de toute ía Ville > oncommença à rechercher avec empressement, &le Livre de Wendrock, & les Censures desEvêques. Le nombre de ceux qui condamnoientouvertement la morale des Jésuites, augmemoitde jour en jour ; les Jésuites prétendaient quec’étoit autant de Jansénistes & d’Hérétiques.Mais , par-Ià, ils ne faifoient que confirmer ce