Préliminaire . //
qne Montalte & Wendrock avoient remarqué,que le nom de Janséniste , dans la bouche desJésuites, ne signifie autre chose qu’un hommequi condamne leurs doctrines nouvelles. Enfin,voyant que MM. du Parlement étoient déter-minés à ne rien faire avec précipitation danscette affaire , ou ils coníidéroient qu’il nc s’a-gissoit pas seulement de la réputation d’unparticulier, mais de celle d’un grand nombred’Evêques, dont Montalte , en attaquant laMorale des Jésuites , n’avoit fait que prévenirles censures, ils pubîierent un libelle diffama-toire , 011 ils accusoient nommément Wetì*-drock d’hérésie » de scandale, de calomnie Scde sédition. M. Nicole y répond sommaire-ment dans fa quatrième Préface. Ils n’eurentpas plutôt répandu !e libelle dans le Public,qu’iîs purent remarquer le peu de fruit qu’ilsdévoient en espérer. Ils virent que tout lemonde se moquoit de leurs accusations; queles Bénédictins, les Dominicains, les Augus-tins, les Curés, & même les Chartreux, lestournoient en ridicule dans leurs entretiensparticuliers ; qu’ils en parloient à MM. duParlement avec le même mépris ; & enfin,que chacun sollicitoit à fa maniéré, contre lesJésuites, pour Wendrock.
Les Jésuites foudroient avec peine cet aban-donnement-général auquel ils nc s’étoìent pointattendus: mais ils n’en poursuivirent pas, avecmoins d'ardeur, leur premier dessein. En vainMM. du Parlement les conjurèrent encoreplusieurs sois, pour ne pas dire qu’ils les sup-plièrent, d’épargner au Parlement la peine qu’ilavoit à prendre connoifìance d’une affaire siodieuse. Leur entêtement fut si étrange, qu’ilsaimèrent mieux tout risquer , que de rien re-lâcher de leur entreprise. Ainsi M. de Pondérs,Doyen du Parlement, Magistrat d’un grand