liv Discours
en sa savent* Z que puisqu’on ne vouloit pas eacroire les Jésuites , ce nc seroit pas leur faute,fi les uns étoient relégués en Normandie , Ôcles autres dans une autre province du royaume;qu’il n’étoit pas extraordinaire cju’on trouvâtdans les Parlements , des gens qui savorisoientPhérésie ; que les premiers qui embrassèrentcelle de Calvin > étoient du Parlement de Paris*Tous ces discours, &: autres encore plus indé-cents , revenoient aux oreilles de îvîM. du Par-lement ; mais ils ne firent que les mépriser.
Enfin, le 3 Mai 1660,les Grand’Chambre &Tournelle Criminelle assemblées , on examinatTabord un nouveau Mémoire qu’on avoit pré-senté contre "Wendrock, & qui contcnoit à-peu-près les mêmes accusations que celui dontj’ai déjà parlé. On y avoit seulement ajoutéde nouveaux mensonges, & des injures encoreplus atroces. II fut lu avec grande attention ,& rejetté avec mépris. Ensuite le Doyen desConseillers ouvrit l’avis par un discours très-éloquent & plein d’érudition. II expliqua, avecbeaucoup de capacité , tout ce qui regardent ladoctrine: il exposa les différents sentiments desThéologiens » & conclut à ce que le Livre fûtrenvoyé, pour ce chef, à la Faculté de Théo-logie. II passa ensuite aux autres accusations desédition & de scandale : il montra que le Livrene contenoit rien d’injurieux contre la per-sonne du Roi » ni de séditieux contre l’Etat, n*de contraire aux bonnes mœurs. Son avis futsuivi par la plus grande partie des Juges , &appuyé par de nouvelles raisons. Ainsi le Par-lement , sans avoir égard à toutes les autresaccusations , pronnonça ce qui fuit :
" Ce jour , la Cour, les órand’Chambre &„ Tournelle assemblées , délibérant fur la con-» damnation du Livre intitulé, Ludovici Mon -n taltii Lutera Provinciales de Morali & Po -